Thomas Massie : la guerre, Israël et la dette détruisent l’Amérique
Le représentant républicain du Kentucky Thomas Massie qualifie l’OTAN de relique de la guerre froide, la guerre contre l’Iran de guerre menée dans l’intérêt d’Israël, et les guerres sans fin des États-Unis de chemin vers l’effondrement financier. Face au réalisateur James Patrick, il évoque l’élargissement de l’OTAN, les pouvoirs de guerre du Congrès, le détroit d’Ormuz, les dépenses du lobby pro-israélien dans sa primaire et les dossiers Epstein, dont il a obtenu la publication.
Cet entretien fait partie de la série documentaire « World War III » de Big Picture sur le risque d’une troisième guerre mondiale. OVALmedia publie la série en partenariat avec Big Picture. Plus d’informations sur ww3film.com.
L’entretien est en anglais. Des sous-titres sont disponibles en français, anglais, allemand, espagnol et italien.
Résumé : « Il est plus facile de commencer une guerre que d’y mettre fin »
L’entretien a été mené par le réalisateur James Patrick pour sa série documentaire et d’entretiens sur le danger d’une troisième guerre mondiale. Depuis 2012, Massie représente le 4e district du Kentucky à la Chambre des représentants des États-Unis. Il a déposé une loi pour que les États-Unis quittent l’OTAN et est considéré comme le moteur de la publication des dossiers Epstein.
En introduction, Patrick rappelle que Massie a perdu sa primaire le 19 mai. Patrick en voit la cause dans les critiques de Massie sur l’influence d’Israël sur la politique étrangère américaine. L’entretien a été enregistré quelques semaines auparavant.
OTAN et Ukraine : « Ils sont devenus adultes »
Pour Massie, l’OTAN est une « relation inégale » dans laquelle les États-Unis paient la défense de l’Europe. Avec l’UE et une monnaie commune, l’Europe dispose depuis longtemps de ses propres structures. Le fait que la Russie s’enlise en Ukraine montre qu’elle ne pourrait pas envahir l’Europe. L’élargissement de l’OTAN vers l’est jusqu’aux frontières russes a en revanche blessé la fierté nationale russe et renforcé Poutine.
Depuis 2014, Massie dit voter contre les résolutions et sanctions qu’il qualifie de « bruits de sabre ». À l’étranger, de telles décisions sont lues comme la preuve que les États-Unis cherchent la guerre, et elles obligent l’autre camp à réagir. Il a combattu la guerre en Ukraine « avant qu’elle ne commence ».
Massie critique particulièrement durement son propre Congrès. Chaque fois que le gouvernement s’en sort sans opposition sur les questions de guerre, il accumule du pouvoir et ne le rend jamais. Aujourd’hui, un président peut déclencher une guerre contre un pays de 90 millions d’habitants « et le Congrès ne cille même pas ». Un seul autre républicain a voté pour sa résolution sur les pouvoirs de guerre. Il réclame des votes distincts sur les objectifs de guerre, séparés des votes budgétaires.
Il n’épargne pas non plus Donald Trump. Massie raconte comment Trump l’a appelé en janvier 2020 pour le dissuader d’un vote sur les pouvoirs de guerre contre l’Iran. À l’époque, il lui avait encore reconnu être le premier président depuis longtemps sans nouvelle guerre. Pour le second mandat, il voit les choses autrement : en douze mois, les États-Unis auraient commencé deux guerres, contre le Venezuela et contre l’Iran.
Iran et Israël : « Un objectif stratégique, mais pas pour les États-Unis »
La guerre contre l’Iran sert un objectif stratégique, dit Massie, « mais pas pour les États-Unis, pour Israël ». L’argument officiel de la destruction des installations nucléaires iraniennes est usé. Selon lui, il s’agissait de réduire les stocks de missiles conventionnels à moyenne portée qui auraient pu saturer la défense antimissile israélienne. Les contribuables américains en supportent le coût, avec leur propre matériel et leurs propres stocks de munitions.
Le détroit par lequel transite une grande partie du pétrole mondial ne peut guère être rouvert de manière sûre par la force. Même si un navire sur vingt seulement était perdu, les coûts d’assurance seraient trop élevés. Sans accord avec l’Iran, rien n’est possible. La paix ne serait possible que si les trois belligérants se mettaient à la table en même temps. Mais Israël n’aurait sans doute aucun intérêt à y mettre fin, car la guerre lui laisse « les mains libres » au Liban.
Massie décrit la relation avec Israël comme « une OTAN à deux pays seulement », dans laquelle une seule partie est tenue de défendre l’autre. Depuis son entrée en fonction, Israël reçoit au moins 3,8 milliards de dollars par an. Si Israël est l’allié le plus proche, demande-t-il, pourquoi a-t-il besoin d’autant de lobbyistes à Washington, contrairement au Royaume-Uni, au Canada ou à l’Australie ?
Massie chiffre le coût officiel de la guerre contre l’Iran à 25 milliards de dollars, en réalité plutôt 75 milliards selon son estimation. Les guerres permanentes ne seraient pas soutenables économiquement. Il calcule le risque d’escalade vers une guerre mondiale comme celui d’une crue : même 5 % par an représentent sur vingt ans de guerre une forte probabilité.
Dossiers Epstein et primaire : « La loi n’expire pas »
Massie juge la publication des dossiers Epstein « extrêmement réussie » quant à la quantité d’informations, mais vaine quant à la reddition de comptes. En Norvège, au Royaume-Uni et en France, il y a eu des arrestations, des inculpations ou des perquisitions, pas aux États-Unis. Le directeur du FBI Kash Patel a déclaré sous serment qu’il n’y avait aucun indice de complices autres que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell. L’étape suivante exige donc un autre directeur du FBI et un autre ministre de la Justice. Massie ne voit pas dans les dossiers un motif de la guerre contre l’Iran, mais bien l’effet de celle-ci : détourner l’attention.
Ce qui lui donne espoir, c’est que cette fois la publication a été imposée par la loi. Contrairement au Watergate ou à l’Iran-Contra, l’Epstein Files Transparency Act ne s’éteint pas avec la législature. De futurs ministres de la Justice pourraient aussi s’exposer à des poursuites s’ils retenaient des documents Epstein.
Environ 15 millions de dollars auraient été dépensés contre Massie lors de sa primaire, selon lui à plus de 95 % par l’AIPAC, la Republican Jewish Coalition, Christians United for Israel, Miriam Adelson et Paul Singer. Ce serait la primaire parlementaire la plus chère du pays.
Pour finir, Massie avertit que les États-Unis dilapident leur autorité morale, par exemple par des attaques contre des infrastructures civiles et des livraisons d’armes avec lesquelles Gaza est rasée. Son critère en politique étrangère vient du catéchisme du dimanche : « Traite les autres comme tu veux être traité. Et ce n’est pas ce que nous faisons en ce moment. »
Remarque : ce texte reflète les déclarations et appréciations de Thomas Massie telles qu’il les a exposées dans l’entretien. Il repose sur l’enregistrement disponible sur ww3film.com et sur le PeerTube de Big Picture, durée environ 35 minutes. Publié en partenariat avec Big Picture.
Hé, qui ici est prêt pour la guerre ? La Troisième Guerre mondiale n'est pas seulement inévitable, elle a déjà lieu sous de nouvelles formes. Les compromis douloureux deviendront inabordables. La guerre en Ukraine accélère le déclin de l'Occident. Nous avons assez de mégatonnes nucléaires pour renvoyer la vie humaine à l'âge des ténèbres. Je suis James Patrick, réalisateur de cette série documentaire et d'entretiens sur le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale. Pour ce film, il y a quelques semaines, j'ai interviewé le représentant Thomas Massie, du Kentucky. Il critique durement l'OTAN. Il s'est battu pour une loi visant à nous faire sortir de l'OTAN. Il a dit que nous n'aurions jamais dû nous impliquer dans la guerre en Ukraine. C'est lui, avant tout, qui a obtenu la publication des dossiers Epstein. Et il critique vivement l'influence d'Israël sur la politique étrangère américaine.
Malheureusement, cette dernière position lui a coûté son siège le 19 mai, lorsqu'il a perdu la primaire républicaine. Mais que cela ne nous décourage pas, car il nous faut des centaines de Massie. Les gens bien devraient faire de la politique. Mais que cela nous serve d'avertissement sur l'influence excessive d'Israël sur la marche de l'Amérique vers la guerre. Thomas Massie, M-A-S-S-I-E, quatrième circonscription du Kentucky. Je suis en fonction depuis 2012. Et vous avez déposé ce projet de loi pour sortir de l'OTAN. Que prévoit-il, et pourquoi devrions-nous sortir de l'OTAN ? Eh bien, je pense que l'OTAN est une relique de la guerre froide. Je ne pense pas que nous en ayons besoin. Je ne pense pas que l'Europe en ait besoin. C'est une relation asymétrique qui ne nous aide pas. Et je me demande chaque jour pourquoi nous subventionnons le socialisme en finançant leur défense nationale. Les États-Unis devraient-ils être une puissance militaire en Europe ? Non, ce sont des grands. Ils ont grandi. Ils n'ont pas besoin de nous. Le fait que la Russie s'enlise en Ukraine montre qu'elle ne pourrait pas écraser l'Europe, même si elle le voulait.
Ça ne peut pas arriver. Les États-Unis ne devraient pas être militairement engagés en Europe. Ils ont maintenant une union. C'est en gros toute l'OTAN moins les États-Unis. Et comme ils travaillent ensemble et partagent une monnaie, ils peuvent se débrouiller seuls. L'OTAN n'est pas seulement un gaspillage d'argent. Son élargissement nous a entraînés dans davantage de conflits. Le fait que nous encouragions des pays toujours plus proches de la Russie, voire limitrophes, à adhérer blesse leur sentiment national. L'OTAN est donc une relique de la guerre froide. Mais Poutine est la relique de la guerre froide qui se dresse contre l'OTAN. Les Russes sont fiers, et ils soutiennent Poutine parce qu'ils se sentent menacés par l'OTAN. Donc je pense que ce n'est pas seulement un gaspillage d'argent. C'est une organisation hostile à la Russie qui nous entraîne dans des conflits comme en Ukraine, où nous n'avons rien à faire. Je pense que la défense de l'Europe nous intéresse plus que l'Europe elle-même.
Je ne suis pas sûr que les Européens auraient attisé le conflit entre l'Ukraine et la Russie autant que nous. Écoutez, nous sommes impliqués là-bas au moins depuis 2014. Et avant, en facilitant le coup d'État. Les choses n'allaient pas si mal avant que nous prenions cette voie. Et je vote contre ces bruits de bottes au Congrès depuis 2014. Quand nous adoptons ces résolutions non contraignantes – à l'étranger, on y fait attention –, ils peuvent les montrer du doigt, diaboliser les États-Unis et dire : vous voyez, ils cherchent à nous faire la guerre. Le Congrès vient de voter un texte disant que nous sommes les méchants et qu'ils vont nous sanctionner. Alors nous devons répondre, sinon nous paraissons faibles. Ils n'aiment pas appeler ça des guerres, mais quand on élimine un chef d'État, quand on entre dans un pays avec son armée contre la volonté de ce pays souverain, je suis presque sûr qu'on est en guerre.
Donc, vous savez, nous avons été en guerre avec le Venezuela et en guerre avec l'Iran. Il n'y a aucun doute. Pensez-vous que le public américain se lasse de toutes ces guerres ? Le Congrès ne se lasse pas des guerres. C'est le public américain qui s'en lasse. Mais, par exemple, pour ma réélection : si vous regardez comment on est élu au Congrès, il faut d'abord gagner une primaire. Et il s'avère que les républicains ne sont pas encore las de la guerre. Je le croyais quand Trump a gagné en promettant plus de guerres, moins de guerres ou la fin de toutes les guerres. Et en fait, nous avons commencé deux guerres dans les douze premiers mois de son administration. Il y a clairement un certain appétit pour ça. C'est diffusé sur Fox News. Mes sondages montrent que 70 % des républicains du Kentucky soutiennent la guerre contre l'Iran. Et même si on leur demande : soutiendriez- vous l'envoi de troupes au sol ? Plus de gens soutiendraient une guerre contre l'Iran avec des troupes au sol que l'absence de guerre contre l'Iran.
Je parle des électeurs de la primaire républicaine. Il s'avère donc qu'ils étaient las de la guerre. Puis, quand Trump a dit : non, ce n'est pas fini, ils ont décidé qu'ils n'en étaient pas las, je suppose. Quand on pose la question dans un sondage, il faut être prudent. Je pense que quand on demande aux gens : soutenez-vous une guerre contre l'Iran ?, ils l'entendent comme : soutenez-vous le président ?, parce qu'il est le commandant en chef. Et beaucoup ne veulent pas dire qu'ils sont contre la guerre. Les jeunes sont aussi plus opposés à la guerre que les plus âgés, non ? L'avez-vous vu dans les sondages ? Sans aucun doute, le plus grand clivage ici n'est même pas le soutien républicain contre démocrate à la guerre. Car, d'ailleurs, si c'était Joe Biden et que nous étions en guerre, vous verriez peut-être l'inverse de ces sondages. Vous verriez une majorité de démocrates. Ils n'ont pas beaucoup de principes si c'est leur homme qui est commandant en chef. Le clivage qui ne change pas, c'est donc celui de l'âge.
De plus en plus de jeunes sont contre l'entrée en guerre. Écoutez, ils viennent, au nom de l'efficacité, de changer le recensement militaire, qu'il fallait faire soi-même, physiquement, en signant une carte, en un processus automatique : à 18 ans, vous êtes déjà inscrit pour la conscription. Je pense que les jeunes voient ça et se disent : ça ne m'enthousiasme pas trop. Pensez-vous qu'ils rétabliraient la conscription ? Ils peuvent le faire à tout moment. La raison pour laquelle nous avons encore ce recensement – je voterais d'ailleurs pour le supprimer –, c'est pour pouvoir rétablir la conscription du jour au lendemain. Trump a donc fait campagne contre la guerre et se lance maintenant de plus en plus dans toutes sortes de conflits. En janvier 2020, j'ai eu une conversation avec le président Trump sur une guerre contre l'Iran. Pour le contexte : ils avaient tué Soleimani, non pas sur le sol iranien, mais en Irak. Et c'était un général iranien.
Puis nous avions un drone qui volait là-bas, et ils l'ont abattu. Était-il au-dessus de l'Iran ou de la mer, je ne sais pas, nous ne le saurons peut-être jamais. Mais à ce moment-là, le président a menacé d'agir contre l'Iran pour cela. Et des membres de son cabinet l'y encourageaient. Nous avons donc eu un vote ici au Congrès en janvier 2020. Et le président a appris que j'allais voter contre la guerre. En gros, ce vote réaffirmait la Constitution : le pouvoir de faire la guerre appartient au Congrès. Il s'agissait de dire que le président Trump ne peut pas faire la guerre à l'Iran sans une loi du Congrès. Seuls trois républicains ont voté pour. Mais le président a appris que j'allais voter pour. Alors il m'a appelé pour me faire rentrer dans le rang sur ce vote. Et il m'a dit : je suis plus anti-guerre que vous. Et j'ai répondu : en fait, c'est vrai. Vous n'avez pas commencé de guerre. Vous êtes le premier président à ne pas avoir commencé de guerre.
Rappelez-vous, c'était sa quatrième année de mandat, 2020. Vous êtes le premier président à ne pas avoir commencé de guerre depuis que j'ai le droit de vote, à 18 ans. Et il a dit : je suppose que vous avez raison. Merci de le dire. Et son argument était que si nous ne restreignions pas sa capacité à faire cliqueter les sabres et à menacer de guerre, il pourrait bluffer l'Iran pour obtenir ce qu'il voulait et ainsi éviter la guerre. Et j'ai dit : ça marcherait très bien, sauf s'ils voient votre bluff. Et alors nous vous avons donné le pouvoir de déclarer la guerre sans le Congrès. Et vous êtes obligé de faire la guerre. Si votre intention était de bluffer, vous êtes maintenant obligé de faire la guerre. Et ce jour-là, il ne m'a pas convaincu. J'ai voté pour la résolution qui réaffirmait la Constitution, selon laquelle il faut passer par le Congrès si l'on veut une guerre contre l'Iran. Heureusement, cette guerre n'a pas eu lieu. Mais nous voilà dans son second mandat.
Et je pense que sa première erreur a peut- être été de nommer Marco Rubio secrétaire d'État. Sa deuxième erreur serait d'avoir laissé Lindsey Graham monter si souvent dans cet avion, à lui murmurer à l'oreille. Et enfin, la plus grande erreur est peut-être de laisser Israël contrôler une trop grande part de sa politique. C'était peut-être une erreur d'accepter 200 millions de dollars de Miriam Adelson, ce qui, je pense, l'a largement prédisposé à écouter les intérêts d'Israël plutôt que ceux de l'Amérique concernant la guerre avec l'Iran. Alors, quelle est votre position sur la guerre contre l'Iran ? Cette guerre sert-elle un intérêt stratégique des États-Unis ? La guerre contre l'Iran sert un objectif stratégique, mais pas pour les États-Unis. Elle sert Israël. L'été dernier, lors des frappes qui ont été très brèves, l'argument public était que nous détruisions leurs capacités nucléaires.
Puis nous avons déclaré les avoir anéanties et les avoir fait reculer de plusieurs années. Mais près de six mois plus tard, il fallait à nouveau anéantir leurs capacités nucléaires. C'est du moins ce qu'on nous a dit. Cet argument s'use. La vraie raison pour laquelle nous avons mené ces frappes contre l'Iran, c'est qu'ils accumulaient suffisamment de missiles conventionnels, pas des missiles nucléaires, mais des missiles conventionnels. Israël avait calculé, et peut-être nos propres services de renseignement, qu'ils pourraient submerger la défense antimissile d'Israël simplement en les tirant, par la seule production, la production de masse de ces missiles. Je crois que c'était une tentative de réduire les stocks de missiles conventionnels de moyenne portée en Iran, pour qu'ils ne puissent pas submerger Israël. C'était un calcul d'Israël, puis une décision de l'aider à réduire ces stocks.
Et je pense que quelques mois plus tard, il y a eu de nouveaux renseignements, et Israël et les États-Unis ont compris qu'ils n'avaient pas vraiment – capacité nucléaire mise à part, elle est peut-être encore enfouie quelque part dans une montagne et ils n'ont qu'à la déterrer après le premier bombardement –, mais cela mis à part, je pense qu'ils ont conclu : oh, nous n'avons pas vraiment épuisé assez de missiles conventionnels à ogives conventionnelles de moyenne portée pour éliminer complètement la menace iranienne pour Israël. Oui, et comment pensez-vous que la guerre se passe maintenant ? Je suis content qu'elle ait ralenti, mais elle a donné à Israël un prétexte pour dévaster le sud du Liban. Et il y a une sorte de cessez-le-feu. On ne voit pas autant d'action ces jours-ci. Mais le détroit est toujours restreint.
Les flux n'y passent pas aux volumes habituels. Et je pense qu'Israël s'en est servi comme prétexte pour faire ressembler le sud du Liban à Gaza. Oui, parce que la façon dont Fox présente la guerre est complètement déconnectée de la situation militaire sur le terrain et des capacités de l'Iran. Ils disent : oh, maintenant on dit qu'il a détruit la moitié des missiles. Et ils disent que nous avons tout anéanti. Ou le chef, le président du Parlement Ghalibaf, dit : selon vous, nous avons été anéantis six fois. C'est complètement délirant. Peut-on rouvrir militairement le détroit si nous le voulons ? Même si l'on arrivait à un point où 95 % des navires traversent le détroit, avec une escorte militaire, et qu'on ne perdait qu'un navire sur 20, le coût de l'assurance pour faire passer un navire par ce détroit resterait probablement prohibitif.
Vous perdez toute votre cargaison, même si ce n'est que 5 % du temps, c'est encore un risque trop grand. Je pense donc que ce sera difficile sans la coopération de l'Iran. Je ne vois pas comment le faire sans l'autorisation de l'Iran ou sans la coopération de l'Iran. Je ne pense pas qu'on puisse forcer l'ouverture, à moins de bombarder littéralement l'Iran jusqu'à l'âge de pierre. On pourrait arriver à 95 %, peut-être même 98 % des navires qui passent. Mais si un sur 20 ou un sur 50 explose, on ne l'a pas vraiment ouvert en toute sécurité. Et la seule façon d'y arriver, c'est un accord avec l'Iran, je pense, ou l'anéantissement complet du pays. Les guerres sont plus faciles à commencer qu'à terminer, surtout pour un pays comme l'Amérique, où, pour empêcher la prochaine guerre, il faut montrer qu'on a dominé dans cette situation.
Il faut en sortir avec sa crédibilité intacte et convaincre au moins une partie du monde ou la majeure partie du monde que l'exercice a été utile, ce qui est difficile. Et c'est pourquoi il est si difficile de sortir d'une guerre. À quoi ressemblerait une victoire ? La victoire, ce serait de ne jamais avoir commencé. La deuxième meilleure chose serait d'y mettre fin rapidement. Ce n'est peut-être pas le mieux pour les industriels de l'armement, mais ce serait le mieux pour nous. Et je ne pense pas qu'on arrivera à la paix sans réunir les trois parties en guerre à la même table en même temps. Je vois toutes ces réunions bilatérales, mais ça ne marchera pas quand on a une guerre à trois. On ne peut pas envoyer le vice-président rencontrer l'Iran et un autre pays sans qu'Israël soit présent. Toutes les parties doivent donc être d'accord pour une trêve.
Je pense qu'il sera difficile d'amener Israël à accepter de mettre fin à cette guerre, car la fréquence des missiles venant d'Iran a maintenant diminué. Je pense qu'Israël a probablement calculé qu'il a intérêt à ce que ça continue. Ils ont carte blanche pour attaquer le Liban. Les gens n'y prêtent pas attention en ce moment. Les gens ont oublié ce qu'ils font à Gaza. Et au grand détriment du contribuable américain, c'est nous qui supportons maintenant l'essentiel du coût de la guerre contre l'Iran. Nous usons donc les capacités de l'Iran, mais avec notre propre équipement et en épuisant nos propres stocks. C'est donc un arrangement très asymétrique. Et je crains qu'Israël ne veuille pas que la guerre se termine, pas complètement. Craignez-vous leurs visions messianiques de cette guerre mondiale, ou que cela continue indéfiniment ?
Eh bien, je ne pense pas que Netanyahou soit particulièrement religieux. Je ne pense donc pas qu'il ait une sorte de… Je suis sûr que pour lui, c'est Israël d'abord. Je suis sûr que pour lui, cela signifie la domination juive sur Israël et sur toutes les terres qui s'y trouvent et à côté. Mais je ne pense pas qu'il soit un fanatique religieux. Pensez-vous que les dossiers Epstein aient motivé les États-Unis à déclencher la guerre contre l'Iran ? C'est difficile à dire. Je peux vous dire ceci. Je ne pense pas qu'ils se soient assis dans la salle de crise de la Maison-Blanche en disant : il faut déclencher une guerre pour étouffer ces dossiers Epstein. Je ne pense pas que ce soit ce qui s'est passé. Mais est-ce que c'est dans un coin de la tête de quelqu'un quand il prend des décisions par ailleurs mûrement calculées ? Tout ce qui implique des humains a une dimension humaine.
Et cela a eu cet effet. Je ne dis pas qu'ils l'ont fait pour cette raison. Ils ont peut-être été influencés. Je ne pense pas qu'ils l'aient calculé. Mais cela a eu pour effet de détourner l'attention des dossiers Epstein. Pouvez-vous décrire vos efforts pour faire publier les dossiers Epstein ? Ont-ils réussi ? Les efforts pour publier les dossiers Epstein ont été extrêmement fructueux. Honnêtement, ils ont dépassé mes attentes, au moins sur un plan. Le volume d'informations que nous avons reçu et les choses que nous avons découvertes dépassent tout ce que j'aurais pu imaginer. Mais je n'aurais pas espéré en arriver là sans aucune inculpation ni enquête. C'est donc un succès dans le sens où beaucoup d'informations ont été publiées. Nous avons appris beaucoup de choses. Mais ce n'est pas encore un succès dans le sens où personne dans ce pays n'a été tenu responsable. On voit une certaine responsabilité dans d'autres pays.
L'ancien Premier ministre de Norvège, l'ambassadeur britannique aux États-Unis, le prince Andrew, un ministre français de la Culture : tous ces gens n'ont pas seulement perdu leur poste ou leurs titres. Ils ont été arrêtés, inculpés ou perquisitionnés. Il y a donc des comptes à rendre là-bas. Ici, il n'y en a pas eu. Je pense que pour passer à l'étape suivante, il faudra un autre directeur du FBI et un autre ministre de la Justice. Cela arrivera-t-il sous cette administration ? Je l'espère, mais je n'en suis pas sûr. Voyez-vous, Kash Patel a déjà dit à la commission judiciaire du Sénat, et il m'a dit personnellement, en tant que membre de la commission judiciaire, lors d'une audition où il avait juré de dire la vérité, qu'il n'y a absolument aucune preuve dans ces dossiers d'autres complices que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell. Il devra donc soit plaider l'ignorance quand nous commencerons à enquêter et à inculper les personnes impliquées dans ces dossiers, soit il a commis un parjure devant le Congrès.
Je ne pense donc pas qu'on l'amènera à dire l'une ou l'autre de ces deux choses. Il faudra probablement un autre directeur du FBI pour l'étape suivante et probablement un autre ministre de la Justice, car oui, Pam Bondi est partie, mais c'est de toute façon toujours Todd Blanche qui dirigeait la production des documents Epstein. Vous n'obtiendrez donc pas de réponse là, mais voici la bonne nouvelle. La manière dont la divulgation des dossiers Epstein a été obtenue est sans précédent. Elle a été obtenue par la loi. Tout le reste de ce qui a été découvert, que ce soient les frasques de Bill Clinton ou l'Irangate ou le Watergate, ne l'a pas été par une loi. C'était par une assignation ou une enquête du Congrès en exercice. Et devinez quoi ? Quand ce Congrès prendra fin, les dossiers Epstein ne prendront pas fin. Quand cette commission de contrôle aura un autre président, cela n'aura aucune importance.
Les dossiers Epstein existent toujours. L'Epstein Files Transparency Act existe toujours. Pourquoi ? Parce qu'il a été adopté par les deux chambres, présenté au président et promulgué. L'Epstein Files Transparency Act s'impose donc au ministre de la Justice dans des années, dans dix ans. Je ne peux pas vous dire qui sera ministre de la Justice dans dix ans, mais je peux vous dire ceci : à moins que l'Epstein Files Transparency Act ne soit abrogé, ce ministre pourrait être pénalement responsable de ne pas publier quoi que ce soit dans ce ministère qu'il ou elle découvrirait et qui aurait un rapport avec Epstein. Je pense donc qu'on finira par obtenir la totalité. Oui, je l'espère. Et avez-vous reçu des menaces pour votre travail sur les dossiers Epstein ? Je n'ai reçu aucune menace, à moins de compter les 15 millions de dollars dépensés contre moi ces derniers mois pour m'évincer du Congrès.
Politiquement, seule mon existence politique a été menacée jusqu'ici pour avoir révélé ces dossiers. D'accord. Et comment décririez-vous la bataille que vous menez pour votre siège ? Est-elle tendue ? Je suis dans la primaire la plus chère des États-Unis en ce moment, sur les 435 sièges. Et aucun sortant n'est contesté comme je le suis maintenant. Au final, je pense qu'ils auront dépensé 15 millions de dollars contre moi. Je vais moi-même lever et dépenser beaucoup d'argent pour défendre mon siège. Mais voici ce qui est intéressant. Le président voudrait vous faire croire que je suis contesté en primaire parce que j'ai voté contre ses grands projets de dépenses. Mais en réalité, plus de 95 % de ces 15 millions dépensés contre moi passent par l'AIPAC, la Republican Jewish Coalition ou Christians United for Israel, qui sont en gros des ailes du même oiseau, ou par Miriam Adelson, citoyenne israélienne qui a acquis la nationalité américaine.
Paul Singer, qui d'ailleurs n'est pas seulement un grand admirateur d'Israël. Il possède maintenant Citgo, achetée pour une bouchée de pain. C'était l'ancienne compagnie pétrolière nationalisée, d'essence, de quel pays ? Le Venezuela. Il l'a achetée pour une bouchée de pain, et il n'était même pas le plus offrant, quelques semaines à peine, deux ou trois semaines avant que nous envahissions le Venezuela. Donc tout l'argent, 95 % selon mon estimation, pratiquement tout l'argent dépensé contre moi, est motivé par le lobby israélien et/ou la part que représente Paul Singer, à savoir des intérêts israéliens et vénézuéliens. Comment qualifieriez-vous la relation entre les États-Unis et Israël ? Je pense qu'Israël se sert de nous. C'est une relation très asymétrique. J'ai remarqué qu'Israël a beaucoup de lobbyistes ici, à Washington.
Si c'est notre meilleur allié, pourquoi a-t- il besoin d'autant de lobbyistes ? Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste de Grande-Bretagne. Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste du Canada. Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste d'Australie. Pourquoi l'un de vos alliés les plus proches et les plus solides devrait-il faire pression sur chaque membre du Congrès et s'impliquer dans nos élections à la Chambre et au Sénat si la relation était réciproque et bonne pour les deux ? Je pense que notre engagement au Moyen-Orient nous fait plus de mal que de bien, et que cette politique est dictée par Israël plus que par tout autre pays. Notre relation avec Israël est une sorte d'OTAN à deux pays, dont l'un compte moins de 10 millions d'habitants et l'autre plus de 350 millions.
Ils ne sont pas tenus de nous défendre, mais nous sommes tenus de les défendre. C'est la pire forme d'OTAN. La pire forme de traité qui soit. Pendant tout le temps où j'ai siégé au Congrès, nous leur avons versé un montant de base de 3,8 milliards de dollars par an. Quand l'AIPAC faisait pression sur moi à ce sujet, ils disaient : ne vous inquiétez pas, nous dépensons tout chez Lockheed Martin et Raytheon et dans votre complexe militaro-industriel, vous récupérez donc tout l'argent. Le problème, c'est que certains actionnaires de ces entreprises en récupèrent peut-être une grande partie, mais le peuple américain ne le récupère pas. Ce sont les impôts qui partent en Israël. Ils passent peut-être au passage par une entreprise de défense ici aux États-Unis, et finissent par être réduits en miettes. Je pense qu'Israël est capable de se défendre sans le soutien américain, mais il est bien plus coûteux et dangereux de devenir l'agresseur et de déclencher des guerres.
Il est clair, je pense, pour tout observateur qu'ils ne pourraient pas avoir leur posture agressive envers un voisin ou quasi-voisin comme l'Iran sans le soutien des États-Unis. D'accord, très bien. Merci. Alors que le conflit Ukraine-Russie et le conflit israélien continuent de s'envenimer, les États-Unis risquent-ils de plus en plus d'entrer en conflit avec la Russie et la Chine ? Chaque conflit dans lequel nous sommes porte un risque d'escalade. Que ce soit en Ukraine – nous y sommes, guerre par procuration, nous y sommes co- belligérants. C'est pareil pour la guerre en Iran : vous l'avez vu, presque immédiatement, en quelques minutes, la guerre a gagné trois, quatre ou cinq autres pays proches de l'Iran où nous avions nos bases.
Ça s'est intensifié très vite. Ça aurait peut-être dégénéré davantage si nous n'étions pas entrés dans cette accalmie. Je ne parlerai pas d'un cessez-le-feu complet, mais si nous n'en étions pas là et que nous pilonnions encore l'Iran, je pense qu'ils continueraient à riposter et à frapper nos installations dans la région, voire celles de nos alliés. Corrigez-moi si je me trompe, mais vous avez été le premier membre du Congrès à vous opposer à la guerre en Ukraine, non ? Je me suis opposé à la guerre en Ukraine avant qu'elle ne commence. Vous pouvez vérifier. En 2014, il y avait des résolutions du Congrès condamnant la Russie, prenant position sur l'Ukraine, des sanctions contre la Russie pour son comportement envers l'Ukraine. Tout cela se passait et je votais contre, parce que je soutenais que cela mènerait à la guerre. Faire cliqueter les sabres ne ferait que les encourager à faire de même.
Ils doivent préserver leur fierté nationale. L'information est mondiale. On ne peut pas l'ignorer. Leurs dirigeants doivent rester populaires pour rester au pouvoir. On ne peut pas encaisser ça sans réagir. Depuis que j'observe le Congrès s'exprimer sur l'Ukraine, je suis contre l'escalade, qui a fini par mener à la guerre. Quel est le risque que cela dégénère en véritable guerre mondiale, entraînant la Chine et la Russie ? Si le risque, chaque année d'un conflit entre l'Ukraine et la Russie, de le voir dégénérer en guerre thermonucléaire dans d'autres pays aussi est de 5 %, disons 1 sur 20, c'est un risque stupide à prendre, une chance sur 20 chaque année. Et si la guerre s'éternise 20 ans, la probabilité est assez élevée. C'est un peu comme les inondations. Quelle est la probabilité d'une inondation cette année ?
Eh bien, 1 sur 500, ça paraît rassurant. Vous n'aurez pas d'inondation, sauf l'année où vous l'avez, et là vous êtes anéanti. Voici ce que j'ai observé depuis que je suis au Congrès. Chaque fois que l'exécutif s'en tire en matière de guerre sans être interpellé par le législatif, il accumule ce pouvoir et ne le rend jamais. Si vous repensez à la guerre en Afghanistan et aux deux guerres d'Irak, le Congrès s'est réuni – nous n'avions pas de déclarations de guerre en bonne et due forme –, mais le Congrès s'est réuni, a voté et a autorisé ces opérations militaires. Nous avons dérivé au point que le président peut déclencher une guerre totale contre un pays souverain de 90 millions d'habitants sans que le Congrès ne cille. J'ai rédigé et déposé une résolution sur les pouvoirs de guerre que nous avons votée ici au Congrès.
Et même si beaucoup de républicains avaient voté pour ne pas déclencher une nouvelle guerre ou pour respecter les pouvoirs de guerre du Congrès face à l'exécutif, un seul collègue républicain a voté avec moi pour cette résolution. Le Congrès ne veut assumer la responsabilité de rien. Et si nous avions un vote clair, pour ou contre, sur une attaque de l'Iran ou une guerre prolongée avec l'Iran, alors le Congrès serait responsable. Mais il n'en découle pas que le Congrès a les mains propres, car même si nous avons échappé à nos responsabilités en évitant un vote transparent sur la question, nous finançons toujours ces guerres. Et il est vrai que la guerre continue parce que le Congrès le veut. Bien sûr, il est un peu plus difficile d'arrêter une guerre déjà commencée en coupant les fonds, car on vous accuse alors de ne pas soutenir l'effort et d'être antipatriotique. Nous devrions donc vraiment avoir des votes séparés des votes budgétaires, où nous débattons des objectifs et pas seulement du coût.
Les États-Unis risquent-ils de semer les germes de leur propre chute en multipliant les conflits ? Je pense que l'Amérique court deux risques en s'engageant dans davantage de guerres. Le premier risque, c'est l'effondrement financier. Vous savez, je porte un badge de la dette au revers pour rappeler à mes collègues à quel point le budget va mal. Et la guerre, la guerre en Iran, ils ont déjà admis qu'elle a coûté 25 milliards de dollars. En réalité, c'est probablement trois fois plus. Peut-être 75 milliards de dollars. Si l'on compte les bases et l'équipement détruits, sans les opérations en cours. Et si l'on compte aussi les missiles que nous allons réapprovisionner. Nous savons que nous finirons par tous les réapprovisionner pour Israël gratuitement. Les guerres, constantes, sans fin, sont donc économiquement intenables.
Même si l'on trouve encore ici des gens pour dire que la guerre est bonne pour l'économie parce qu'il faut construire plus d'équipement. Il y a un autre danger : nous mettons de plus en plus le monde en colère contre nous. Nous perdons l'autorité morale pour être, en somme, la superpuissance de la planète. Pour détenir moralement cette autorité, il faut être bienveillant, il faut être juste, il faut être moral. Et certaines choses que nous avons faites ou menacé de faire semblent franchir cette ligne. Vous savez, quand on bombarde des infrastructures civiles ou qu'on menace de le faire. Ou quand on fournit à Israël l'équipement militaire pour raser complètement Gaza. Et quand on voit nos dirigeants écrire des messages sur les bombes comme si c'était mignon ou un dessin animé.
Je pense qu'on perd son autorité morale. Et le juge de cela – on pourrait dire qu'il y aura une Cour mondiale, les Nations unies ou autre. Non, honnêtement, c'est la conscience du reste du monde qui observe cela. Et je pense que nous ferions bien d'en tenir compte dans notre politique étrangère. Elle devrait être, selon moi, ce que j'ai appris au catéchisme : traite les autres comme tu voudrais être traité. Et ce n'est pas ce que nous faisons en ce moment.
Hey, who here is ready for war? The Third World War is not only inevitable, but is already taking place in new forms. Painful trade-offs will be unaffordable. The Ukraine war is accelerating the decline of the West. We have enough nuclear megatonnage to set human life back to the Dark Ages. I'm James Patrick, the director of this documentary and interview series on the outbreak of World War III. For this film, a few weeks ago, I interviewed Representative Thomas Massie from Kentucky. He's been a harsh critic of NATO. He's fought a bill for us to exit NATO. He said we should have never gotten involved with the Ukraine war. He was the primary legislator to get the Epstein files released. And he's been a fierce critic of Israel's influence over U.S. foreign policy.
Unfortunately, this last position cost him his seat on May 19th when he lost the Republican primary. But let this not discourage us because we need hundreds of Massies. Good people should go into politics. But let this serve as a warning to us of Israel's undue influence on America's drive to war. Thomas Massie, M-A-S-S-I-E, Kentucky's fourth congressional district. I've been in office since 2012. And you introduced this bill to get out of NATO. Can you tell me what the bill does and why we should get out of NATO? Well, I think NATO is a Cold War relic. I don't think we need to have it. I don't think Europe needs to have it. I think it's an asymmetric relationship that doesn't help us. And I wonder every day why we are subsidizing socialism by providing for their national defense. Should U.S. be a military power in Europe? No, they're big boys. They've grown up. They don't need us. I mean, the fact that Russia's bogged down in Ukraine shows you that they wouldn't just run roughshod over Europe even if they wanted to.
It can't happen. The U.S. shouldn't be military involved in Europe. I mean, they have a union now. It's basically all of NATO minus the United States. And because they're working together, they share a currency, they can take care of themselves. NATO isn't just a waste of money. The expansion of NATO has drawn us into more conflict. The fact that we keep encouraging countries closer and closer, in fact, bordering Russia to join, offends their nationalist sensibilities. And so NATO is a Cold War relic. But Putin is the Cold War relic that's posting up against NATO. The people in Russia, they're proud, and so they support Putin because they feel threatened by NATO. And so I think it's not just a waste of money. It's an antagonistic organization toward Russia that draws us into conflicts like in Ukraine that we don't need to be in. I think we're more interested in Europe's defense than Europe is.
I'm not so sure that they would have encouraged the conflict between Ukraine and Russia to the degree that we did. Look, we've been involved there at least since 2014. And before that, facilitating the coup, things weren't going that badly until we started on that path. And I've been voting against the saber- rattling since 2014 in Congress. When we pass these non-binding resolutions, but they pay attention to these things overseas, and they're able to look at that and demonize the United States and say, see, they're trying to start a war with us. Congress just passed that thing that said we're bad and they're going to sanction us. So now we've got to respond or else we look weak. They don't like to call them wars, but I think when you take out the head of state, when you enter a country with your military against the sovereign country's will, I'm pretty sure you're at war.
So, you know, we've been at war with Venezuela and we've been at war with Iran. There's no doubt. Do you think the American public is growing tired of all these wars? Congress isn't growing tired of the wars. The American public is growing tired of the wars. But, you know, like, for instance, in my reelection, if you look at how you get elected to Congress, you have to win a primary first. And as it turns out, Republicans aren't tired of war yet. I thought they were when Trump won and he promised no more wars or fewer wars or to end all the wars. And in fact, we started two wars in the first, you know, 12 months of his administration. Clearly, there's some appetite for it. It's broadcast on Fox News. My polling shows that Republicans in Kentucky support the war with Iran by 70 percent. And they would even, if you ask them, if you say, would you support boots on the ground? More people would support a war with Iran with boots on the ground than would support no war with Iran.
I'm talking about the Republican primary voter. And so it turns out they were tired of war. And then when Trump said, no, we're not done yet, they decided they weren't tired of war, I suppose. When you ask the question in polling, you got to be careful. I think when people answer the question, when you ask them, do you support a war with Iran, they see that as do you support the president because he's the commander in chief. And a lot of people don't want to say they're against the war. Younger people are more anti-war than older people, too, right? Have you seen that in the polling? Without a doubt, the biggest crosstab here isn't even Republican versus Democrat support for war. Because, by the way, if this were Joe Biden and we were at war, you might see the inverse of these polls. You would see a majority of Democrats. They're not particularly principled. If it's their man who's the commander in chief. So the split that doesn't change is the age split.
More and more young people are against getting into wars. I mean, look, they just, in the interest of efficiency, change selective service from something you had to register manually, physically do, sign a card to an automatic process so that when you turn 18, you're already registered for the draft. I think young people look at that and say, you know, I'm not so keen on this. Do you think they would bring back a draft? I mean, they can at any time. The reason we still have selective service, by the way, I would vote to disband it. But the reason we have it is so you can bring back the draft on a day's notice. So Trump ran on an anti-war platform and now he's increasingly just getting into all kinds of conflicts. In January of 2020, I had a conversation with President Trump about war with Iran. Now, to put this in context, they killed Soleimani, not on Iranian soil, but in Iraq. And he was an Iranian general.
And then we had a drone flying over there and they shot it down. Now, whether it was over Iran or over the water, I don't know, maybe we'll never know. But at that point, the president threatened to take action against Iran for that. And he was being encouraged to do so by members of his cabinet. So we had a vote here in Congress in January of 2020. And the president heard that I was going to vote for no war. Basically, the vote was a restatement of the Constitution and that war powers resided in Congress. It was to say that President Trump cannot go to war with Iran without an act of Congress. There were only three Republicans who voted for that. But the president heard that I was going to vote for it. So he called me up to whip me on this vote. And he said, I'm more anti-war than you are. And I said, well, in fact, you are. You've not started a war. You're the first president that hasn't started a war.
Now, remember this was his fourth year in office, 2020. You're the first president that hasn't started a war that I could have voted for since I was 18. And he said, I guess you're right. Thank you for saying that. And his argument to me was that if we didn't constrict his ability to rattle the sabers and threaten war, that he could bluff Iran into doing what he wanted and therefore avoid war. And I said, well, that would work just fine unless they call your bluff. And then now we've given you the power to declare war without Congress's involvement. And you're obligated to war. If your intention was to bluff, now you're obligated to war. And that day he didn't convince me. I did vote for the resolution that restated the Constitution that says you've got to come to Congress if you want to have a war with Iran. Now, fortunately, that war did not happen. But here we are in his second term.
And I think his first mistake may have been making Marco Rubio Secretary of State. And then his second mistake would be letting Lindsey Graham on that airplane so many times, whispering in his ear. And then finally, it may be the biggest mistake is letting Israel control too much of his policy. Perhaps it was taking $200 million from Miriam Adelson that was a mistake that I think led largely to him being predisposed to listening to Israel's interest over America's interest with regard to war with Iran. So what's your position on the war with Iran? I mean, does this war serve any strategic interest for the United States? The war with Iran serves a strategic purpose, but not for the United States. It's for Israel. Last summer, when there was the strikes that lasted very briefly, the public argument was that we were taking out their nuclear capability.
And then we declared that we had obliterated it and set them back years. But nearly six months later, it was necessary again to obliterate their nuclear capability. Or so we were told. That argument's getting old. The real reason that we conducted those strikes on Iran is because they were building up enough conventional missiles, not nuclear missiles, but conventional missiles. Israel had calculated, and perhaps our own intelligence, that they could overwhelm Israel's missile defense by just shooting them, by mere production, mass production of these missiles. I believe it was an effort to reduce the stockpiles of conventional, medium-range missiles in Iran so that they couldn't overwhelm Israel. It was a calculation made by Israel and then a decision to assist them in the task of reducing those inventories.
And I think what happened is a few months later, there was more intelligence, and Israel and the United States realized they hadn't really, the nuclear capability notwithstanding, maybe it's still buried in a mountain somewhere, and they just have to dig it out from the first bombing. But that notwithstanding, I think what they decided was, oh, we didn't actually deplete enough conventional missiles with conventional warheads in medium-range to eliminate the threat of Iran completely from Israel. Yeah, I mean, how do you think the war is going now? I mean, I'm glad that it slowed down, but it's given Israel an excuse to decimate southern Lebanon. And so there is somewhat of a ceasefire. You don't see as much happening these days. But the strait is still constricted.
The flows are not going through there at the regular amounts. And I think Israel has used it as an excuse to make southern Lebanon look like Gaza. Yeah, because the way Fox presents the war is just totally unhinged from a lot of the military situation on the ground with Iran's capability. I mean, they say, oh, now they're saying, oh, he took out half the missiles. And they're saying we decimated it. Or the chief, the parliament speaker Ghalibaf, he says, oh, we've been decimated six times according to you. It's just completely unhinged. I mean, can you militarily reopen the straits if we want to? I mean, even if you got to a point where you could get 95% of the ships through the straits, with military assistance, and you were only going to lose every 20th ship, the insurance costs to get a ship through those straits would still probably be cost prohibitive.
You're losing your entire cargo, even if it's only 5% of the time, it's still too big of a risk. So I think it's going to be hard to do it without cooperation from Iran. I don't see how you do it without permission from Iran or without cooperation from Iran. I don't think you can force it to be opened, unless you literally bomb Iran back to the Stone Ages. You could get to 95%, maybe even 98% of the ships get through. But if one in 20 or one in 50 get blown up, you haven't really opened it safely. And the only way to do that is with an agreement with Iran, I think, or just completely obliterating the country. Wars are easier to start than they are to end, especially for a country like America, where to prevent the next war, you have to show that you dominated in this situation.
You have to come away with your integrity and at least convince some part of the world or most of the world that it was productive exercise for you, which is hard to do. And so that's why it's hard to get out of a war. What would winning look like? Winning would look like never having started. The second best thing would be to end it quickly. That might not be the best thing for the military contractors, but that would be the best thing for us. And I don't think you're going to get to peace without having the three people at war at the table at the same time. I see all of these bilateral meetings, but that's not going to work when you have a trilateral war. You can't have the vice president go meet with Iran and some other country and not have Israel there. So all the parties have to be in agreement to have a truce.
I think it's going to be hard to get Israel to agree to end this war because now the frequency of missiles from Iran has slowed down. I think Israel probably has calculated it's in their interest to keep this going. They've got carte blanche to attack Lebanon. People aren't paying attention to that now. The people have forgotten about what they're doing in Gaza. And much to the detriment of the American taxpayer, we are now taking the brunt of the cost of the war with Iran. And so we're grinding down the capability of Iran, but using our own equipment and depleting our own stockpiles to do it. And so it's a very asymmetric arrangement. And I'm concerned that Israel doesn't want the war to end, not completely. You're concerned about their messianic views of this world war or that this just keep going on and on with this?
Well, I don't think Netanyahu is particularly religious. So I don't think he's got any sort of... I'm sure he's Israel first. I'm sure for him that's Jewish domination of Israel and all of the land in and next to it. But I don't think he's particularly a religious fanatic. Do you think the Epstein files were a motivation for the US to start the Iran war? It's hard. I can tell you this. I don't think they sat over in the situation room at the White House and said that we're going to have to start a war to cover up these Epstein files. I don't think that's what's happened. Now, is it in the back of somebody's mind when they're making other wise calculated decisions? There's a human element to everything that's got a human involved.
And it has had the effect. I'm not saying they did it for this reason. They may have been influenced. I don't think they calculated it. But it has had the effect of taking attention away from the Epstein files. Can you describe your efforts to release the Epstein files? Has it been successful? The effort to release the Epstein files has been extremely successful. Honestly, it exceeded my expectations in at least one dimension. The volume of information that we've received and the things we've found out about are more than I could have imagined. But I wouldn't have hoped that we'd get to this point and not had any indictments or investigations. So it's been successful in the sense that it's released a lot of information. We've learned a lot of things. But it's not been successful yet in the sense that anybody in this country has been held accountable. We see some accountability in other countries.
I mean, the former prime minister of Norway, the British ambassador to the United States, Prince Andrew, French minister of culture, all of these folks haven't just lost their jobs or titles. They've been arrested or indicted or raided. And so there is accountability over there. There's not been accountability here. I think to get to the next step, you're going to need another FBI director and another attorney general. Will that happen during this administration? I hope so, but I'm not sure that it will. You see, Kash Patel has already told the Judiciary Committee in the Senate, and he's told me personally as a member of the Judiciary Committee in a hearing that he was sworn to tell the truth that there's no evidence whatsoever in these files of any co-conspirators beside Jeffrey Epstein and Ghislaine Maxwell. And so he's either got to claim ignorance when we start investigating and indicting the people who are implicated in these files, or he's committed perjury to Congress.
So I don't think you're going to get him to say either of those two outcomes. You'll probably need another FBI director to get to the next step and probably another attorney general because, yes, Pam Bondi is gone, but it was always Todd Blanche who was running the document production of the Epstein files anyway. So you're not going to get an answer there, but here's the good news. The way that the disclosure under the Epstein files was accomplished is unprecedented. It was done through law. Everything else that's been discovered, whether it's Bill Clinton's peccadillos or whether it's Iran Contra or whether it's Watergate, it wasn't done with a law. It was done with a subpoena or an investigation of a current Congress. Guess what? When this Congress expires, the Epstein files does not expire. When this oversight committee has another chairman, it doesn't matter.
The Epstein files still exist. The Epstein Files Transparency Act still exists. Why is that? Because it passed both chambers and was presented to the president and signed into law. So the Epstein Files Transparency Act is incumbent on attorney general years from now, a decade from now. I can't tell you who's going to be the attorney general 10 years from now, but I can tell you this. Unless the Epstein files Transparency Act is repealed, that attorney general could be criminally liable for not releasing anything in that department that he or she comes across that has anything to do with Epstein. So I do think you'll eventually get the full production. Yeah, I hope so. And have you received any threats over your work on the Epstein files? I haven't received any threats unless you count $15 million spent against me in the last few months to get me out of Congress.
Politically, only my political existence so far has been threatened for exposing these files. Okay. And yeah, how can you describe the battle you're in now for your seat? Or how is it tense? So I'm in the most expensive congressional primary in the United States right now, of the 435 seats. And no incumbent is being challenged like I am being challenged now. I've had, when it's all said and done, I think they will have spent $15 million against me. Now I'll raise and spend a lot of money myself trying to defend my seat. But here's what's interesting. The president would have you think that I'm being primaried because I voted against his signature spending bills. But the reality is over 95% of the money of that $15 million that's being spent against me has come through AIPAC, the Republican Jewish Coalition, or Christians United for Israel, which is basically a wing of the same bird of those organizations, or Miriam Adelson, who's a citizen of Israel who acquired American citizenship.
Paul Singer, who incidentally is not just a big fan of Israel. He owns Citgo now, bought it for pennies on the dollar. That was the formerly nationalized oil company, gasoline company of where? Venezuela. He bought it for pennies on the dollar and he wasn't even the highest bidder just weeks, a few couple weeks before we invaded Venezuela. So all of the money, 95% of it I estimate, which is practically all of the money being spent against me, is motivated by the Israeli lobby and or the portion that Paul Singer represents, which is Israeli and Venezuelan interests. So how would you characterize the U.S.-Israel relationship? I think Israel is using us. I think it's a very asymmetric relationship. I noticed that Israel has a lot of lobbyists here in Washington, D.C.
If they're our best ally, why do they need so many lobbyists? I've never met a lobbyist here from Great Britain. I've never met a lobbyist here from Canada. I've never met a lobbyist here from Australia. Why would one of your closest and strongest allies need to lobby every member of Congress and get involved in our congressional and Senate races if the relationship with them was bilateral and good for both? I think we get more harm than good from our involvement in the Middle East and that policy is driven more by Israel than any other country. Our relationship with Israel is kind of like a NATO with only two countries and one of the countries has less than 10 million people and the other country has over 350 million people.
They're not obligated to our defense, but we're obligated to their defense. It's like the worst form of NATO. It's the worst form of any kind of treaty. We have been giving them for the entire time I've been in Congress a baseline of $3.8 billion a year. When AIPAC used to lobby me about this, they would say, well, don't be concerned. We're spending it all on Lockheed Martin and Raytheon and your military-industrial complex, so you're getting all the money back. The problem is maybe some stockholders in those companies are getting a lot of it back, but the American people aren't getting it back. It's the tax dollars that are going to Israel. They may go through a military-industrial complex company here in the United States on the way and then it eventually ends up getting blown up. I think Israel is capable of defending itself without American backing, but it's a lot more expensive and dangerous to become the protagonist and to start wars.
It's clear, I think, to any observer that they couldn't have their aggressive posture toward a neighbor or near neighbor like Iran without the backing of the United States. Okay, great. Thank you. As the Ukraine-Russia conflict and the Israel conflict continue to fester, is the U.S. increasingly at risk of getting into a conflict with Russia and China? Every conflict we are in carries the risk of escalation. Whether it's in Ukraine, we're there, war by proxy, we're an co-belligerent partner in that. The same goes with the war in Iran, which you noticed initially almost immediately within minutes. The war engulfed three or four or five other countries there near Iran that had our bases there.
It escalated very quickly. It may have escalated more if we hadn't got into this lull. I'm not going to call it a complete ceasefire, but if we weren't at this point and if we were still pounding Iran, I think they would still be striking out and hitting our assets in the region and possibly even our allies, like even the allies' assets. Correct me if I'm wrong, but you were the first congressman to oppose the Ukraine War, weren't you? I opposed the Ukraine War before it started. You can go back and look. In 2014, there were resolutions from Congress condemning Russia, taking positions into Ukraine, sanctions against Russia for their behavior toward Ukraine. All of these things were happening and I was voting against it because I argued that it would lead to war. To rattle the sabers would only encourage them to reciprocate.
They have to keep their national pride. News is global. You can't ignore it. Their leaders, to stay popular, and be in power. You can't just take that sitting down. Since I've been observing Congress opining on Ukraine, I've been against the escalation, which eventually did lead to war. What's the risk this will escalate into a full-blown world war, drawing in China and Russia? If the risk in any given year during a conflict between Ukraine and Russia of having it escalate to thermonuclear war in other countries as well as those countries is 5%, let's say 1 in 20, that's a stupid risk to take, a 1 in 20 chance every year. And then if the war drags on for 20 years, it's a pretty good odd. It's sort of like floods. What's the probability we're going to have a flood this year?
Well, 1 in 500 sounds like pretty good odds. You're not going to have a flood unless it's that year you have the flood and then you're obliterated. Here's what I've observed since I've been in Congress. The executive branch, every time it gets away with something without being called out by the legislative branch in matters of war, it basically accumulates that power and never lets it go. So if you think back to the war in Afghanistan and both of the Iraq wars, Congress met, now we didn't have full-blown declarations of war, but Congress did meet and vote and authorized those military activities. We've drifted to the point now where the president can start a full-blown war with a sovereign country of 90 million people and Congress doesn't even blink an eye. I've drafted and introduced a war powers resolution that we voted on here in Congress.
And even though many Republicans voted on not starting another war or respecting the war powers of Congress over the executive branch, I only had one Republican colleague who voted with me on that resolution. Congress doesn't want to take accountability for anything. And if we had an up-or-down vote on whether to attack Iran or whether to be involved in a sustained war with Iran, then Congress would be accountable. But it's not true from that that Congress has clean hands because even if we've avoided accountability by having a transparent vote on the matter at hand, we're still funding these wars. And it is true that the war is going on because Congress wants it to. Now, it's a little bit harder to stop a war once it starts by withholding funding because then you get blamed for not supporting an effort and being unpatriotic. So we really should have the votes that are separate from the spending votes where we debate the objectives and not just the cost.
Does the U.S. risk sowing the seeds of its own downfall engaging in this many conflicts? I think America runs two risks by engaging in more wars. The first risk we run is financial collapse. You know, I wear a debt badge on my lapel here to remind my colleagues about how poorly we're doing with the budget. And the war, the war in Iran, they've already admitted it's cost $25 billion. Now, the reality is it's probably three times that. Maybe $75 billion has been the cost. If you count the bases and the equipment that's been destroyed, not the ongoing operations of it. And we also account for the missiles that we're going to replenish. We know we're eventually going to replenish all those for Israel at no cost. So the wars, constant wars, forever wars are unsustainable economically.
Even though you'll still find people who make arguments here, that war is good for the economy because we got to build more equipment. There's another hazard that we run and that is we're pissing off more and more of the world. We're losing the moral authority to basically be the superpower of the globe. In order to morally hold that authority, you have to be benevolent, you have to be fair, you have to be moral. And some of the things that we've done or threatened to do seem to cross that line. You know, when you go in and you bomb civilian infrastructure or threaten to do it. Or when you provide the military equipment to Israel to just completely flatten Gaza. And you see our leaders over there writing epitaphs on the bombs as if it's cute or cartoony.
I think you lose your moral authority. And the judge of that, you could say, well, there's going to be some World Court or some United Nations or whatever. No, honestly, it's the conscience of the rest of the world that's observing that. And I think we do well to follow our foreign policy. I say should be what I learned in Sunday school, which is do unto others as you would have them do unto you. And we're not doing that right now.
Hé, qui ici est prêt pour la guerre ? La Troisième Guerre mondiale n'est pas seulement inévitable, elle a déjà lieu sous de nouvelles formes. Les compromis douloureux deviendront inabordables. La guerre en Ukraine accélère le déclin de l'Occident. Nous avons assez de mégatonnes nucléaires pour renvoyer la vie humaine à l'âge des ténèbres. Je suis James Patrick, réalisateur de cette série documentaire et d'entretiens sur le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale. Pour ce film, il y a quelques semaines, j'ai interviewé le représentant Thomas Massie, du Kentucky. Il critique durement l'OTAN. Il s'est battu pour une loi visant à nous faire sortir de l'OTAN. Il a dit que nous n'aurions jamais dû nous impliquer dans la guerre en Ukraine. C'est lui, avant tout, qui a obtenu la publication des dossiers Epstein. Et il critique vivement l'influence d'Israël sur la politique étrangère américaine.
Hey, who here is ready for war? The Third World War is not only inevitable, but is already taking place in new forms. Painful trade-offs will be unaffordable. The Ukraine war is accelerating the decline of the West. We have enough nuclear megatonnage to set human life back to the Dark Ages. I'm James Patrick, the director of this documentary and interview series on the outbreak of World War III. For this film, a few weeks ago, I interviewed Representative Thomas Massie from Kentucky. He's been a harsh critic of NATO. He's fought a bill for us to exit NATO. He said we should have never gotten involved with the Ukraine war. He was the primary legislator to get the Epstein files released. And he's been a fierce critic of Israel's influence over U.S. foreign policy.
Malheureusement, cette dernière position lui a coûté son siège le 19 mai, lorsqu'il a perdu la primaire républicaine. Mais que cela ne nous décourage pas, car il nous faut des centaines de Massie. Les gens bien devraient faire de la politique. Mais que cela nous serve d'avertissement sur l'influence excessive d'Israël sur la marche de l'Amérique vers la guerre. Thomas Massie, M-A-S-S-I-E, quatrième circonscription du Kentucky. Je suis en fonction depuis 2012. Et vous avez déposé ce projet de loi pour sortir de l'OTAN. Que prévoit-il, et pourquoi devrions-nous sortir de l'OTAN ? Eh bien, je pense que l'OTAN est une relique de la guerre froide. Je ne pense pas que nous en ayons besoin. Je ne pense pas que l'Europe en ait besoin. C'est une relation asymétrique qui ne nous aide pas. Et je me demande chaque jour pourquoi nous subventionnons le socialisme en finançant leur défense nationale. Les États-Unis devraient-ils être une puissance militaire en Europe ? Non, ce sont des grands. Ils ont grandi. Ils n'ont pas besoin de nous. Le fait que la Russie s'enlise en Ukraine montre qu'elle ne pourrait pas écraser l'Europe, même si elle le voulait.
Unfortunately, this last position cost him his seat on May 19th when he lost the Republican primary. But let this not discourage us because we need hundreds of Massies. Good people should go into politics. But let this serve as a warning to us of Israel's undue influence on America's drive to war. Thomas Massie, M-A-S-S-I-E, Kentucky's fourth congressional district. I've been in office since 2012. And you introduced this bill to get out of NATO. Can you tell me what the bill does and why we should get out of NATO? Well, I think NATO is a Cold War relic. I don't think we need to have it. I don't think Europe needs to have it. I think it's an asymmetric relationship that doesn't help us. And I wonder every day why we are subsidizing socialism by providing for their national defense. Should U.S. be a military power in Europe? No, they're big boys. They've grown up. They don't need us. I mean, the fact that Russia's bogged down in Ukraine shows you that they wouldn't just run roughshod over Europe even if they wanted to.
Ça ne peut pas arriver. Les États-Unis ne devraient pas être militairement engagés en Europe. Ils ont maintenant une union. C'est en gros toute l'OTAN moins les États-Unis. Et comme ils travaillent ensemble et partagent une monnaie, ils peuvent se débrouiller seuls. L'OTAN n'est pas seulement un gaspillage d'argent. Son élargissement nous a entraînés dans davantage de conflits. Le fait que nous encouragions des pays toujours plus proches de la Russie, voire limitrophes, à adhérer blesse leur sentiment national. L'OTAN est donc une relique de la guerre froide. Mais Poutine est la relique de la guerre froide qui se dresse contre l'OTAN. Les Russes sont fiers, et ils soutiennent Poutine parce qu'ils se sentent menacés par l'OTAN. Donc je pense que ce n'est pas seulement un gaspillage d'argent. C'est une organisation hostile à la Russie qui nous entraîne dans des conflits comme en Ukraine, où nous n'avons rien à faire. Je pense que la défense de l'Europe nous intéresse plus que l'Europe elle-même.
It can't happen. The U.S. shouldn't be military involved in Europe. I mean, they have a union now. It's basically all of NATO minus the United States. And because they're working together, they share a currency, they can take care of themselves. NATO isn't just a waste of money. The expansion of NATO has drawn us into more conflict. The fact that we keep encouraging countries closer and closer, in fact, bordering Russia to join, offends their nationalist sensibilities. And so NATO is a Cold War relic. But Putin is the Cold War relic that's posting up against NATO. The people in Russia, they're proud, and so they support Putin because they feel threatened by NATO. And so I think it's not just a waste of money. It's an antagonistic organization toward Russia that draws us into conflicts like in Ukraine that we don't need to be in. I think we're more interested in Europe's defense than Europe is.
Je ne suis pas sûr que les Européens auraient attisé le conflit entre l'Ukraine et la Russie autant que nous. Écoutez, nous sommes impliqués là-bas au moins depuis 2014. Et avant, en facilitant le coup d'État. Les choses n'allaient pas si mal avant que nous prenions cette voie. Et je vote contre ces bruits de bottes au Congrès depuis 2014. Quand nous adoptons ces résolutions non contraignantes – à l'étranger, on y fait attention –, ils peuvent les montrer du doigt, diaboliser les États-Unis et dire : vous voyez, ils cherchent à nous faire la guerre. Le Congrès vient de voter un texte disant que nous sommes les méchants et qu'ils vont nous sanctionner. Alors nous devons répondre, sinon nous paraissons faibles. Ils n'aiment pas appeler ça des guerres, mais quand on élimine un chef d'État, quand on entre dans un pays avec son armée contre la volonté de ce pays souverain, je suis presque sûr qu'on est en guerre.
I'm not so sure that they would have encouraged the conflict between Ukraine and Russia to the degree that we did. Look, we've been involved there at least since 2014. And before that, facilitating the coup, things weren't going that badly until we started on that path. And I've been voting against the saber- rattling since 2014 in Congress. When we pass these non-binding resolutions, but they pay attention to these things overseas, and they're able to look at that and demonize the United States and say, see, they're trying to start a war with us. Congress just passed that thing that said we're bad and they're going to sanction us. So now we've got to respond or else we look weak. They don't like to call them wars, but I think when you take out the head of state, when you enter a country with your military against the sovereign country's will, I'm pretty sure you're at war.
Donc, vous savez, nous avons été en guerre avec le Venezuela et en guerre avec l'Iran. Il n'y a aucun doute. Pensez-vous que le public américain se lasse de toutes ces guerres ? Le Congrès ne se lasse pas des guerres. C'est le public américain qui s'en lasse. Mais, par exemple, pour ma réélection : si vous regardez comment on est élu au Congrès, il faut d'abord gagner une primaire. Et il s'avère que les républicains ne sont pas encore las de la guerre. Je le croyais quand Trump a gagné en promettant plus de guerres, moins de guerres ou la fin de toutes les guerres. Et en fait, nous avons commencé deux guerres dans les douze premiers mois de son administration. Il y a clairement un certain appétit pour ça. C'est diffusé sur Fox News. Mes sondages montrent que 70 % des républicains du Kentucky soutiennent la guerre contre l'Iran. Et même si on leur demande : soutiendriez- vous l'envoi de troupes au sol ? Plus de gens soutiendraient une guerre contre l'Iran avec des troupes au sol que l'absence de guerre contre l'Iran.
So, you know, we've been at war with Venezuela and we've been at war with Iran. There's no doubt. Do you think the American public is growing tired of all these wars? Congress isn't growing tired of the wars. The American public is growing tired of the wars. But, you know, like, for instance, in my reelection, if you look at how you get elected to Congress, you have to win a primary first. And as it turns out, Republicans aren't tired of war yet. I thought they were when Trump won and he promised no more wars or fewer wars or to end all the wars. And in fact, we started two wars in the first, you know, 12 months of his administration. Clearly, there's some appetite for it. It's broadcast on Fox News. My polling shows that Republicans in Kentucky support the war with Iran by 70 percent. And they would even, if you ask them, if you say, would you support boots on the ground? More people would support a war with Iran with boots on the ground than would support no war with Iran.
Je parle des électeurs de la primaire républicaine. Il s'avère donc qu'ils étaient las de la guerre. Puis, quand Trump a dit : non, ce n'est pas fini, ils ont décidé qu'ils n'en étaient pas las, je suppose. Quand on pose la question dans un sondage, il faut être prudent. Je pense que quand on demande aux gens : soutenez-vous une guerre contre l'Iran ?, ils l'entendent comme : soutenez-vous le président ?, parce qu'il est le commandant en chef. Et beaucoup ne veulent pas dire qu'ils sont contre la guerre. Les jeunes sont aussi plus opposés à la guerre que les plus âgés, non ? L'avez-vous vu dans les sondages ? Sans aucun doute, le plus grand clivage ici n'est même pas le soutien républicain contre démocrate à la guerre. Car, d'ailleurs, si c'était Joe Biden et que nous étions en guerre, vous verriez peut-être l'inverse de ces sondages. Vous verriez une majorité de démocrates. Ils n'ont pas beaucoup de principes si c'est leur homme qui est commandant en chef. Le clivage qui ne change pas, c'est donc celui de l'âge.
I'm talking about the Republican primary voter. And so it turns out they were tired of war. And then when Trump said, no, we're not done yet, they decided they weren't tired of war, I suppose. When you ask the question in polling, you got to be careful. I think when people answer the question, when you ask them, do you support a war with Iran, they see that as do you support the president because he's the commander in chief. And a lot of people don't want to say they're against the war. Younger people are more anti-war than older people, too, right? Have you seen that in the polling? Without a doubt, the biggest crosstab here isn't even Republican versus Democrat support for war. Because, by the way, if this were Joe Biden and we were at war, you might see the inverse of these polls. You would see a majority of Democrats. They're not particularly principled. If it's their man who's the commander in chief. So the split that doesn't change is the age split.
De plus en plus de jeunes sont contre l'entrée en guerre. Écoutez, ils viennent, au nom de l'efficacité, de changer le recensement militaire, qu'il fallait faire soi-même, physiquement, en signant une carte, en un processus automatique : à 18 ans, vous êtes déjà inscrit pour la conscription. Je pense que les jeunes voient ça et se disent : ça ne m'enthousiasme pas trop. Pensez-vous qu'ils rétabliraient la conscription ? Ils peuvent le faire à tout moment. La raison pour laquelle nous avons encore ce recensement – je voterais d'ailleurs pour le supprimer –, c'est pour pouvoir rétablir la conscription du jour au lendemain. Trump a donc fait campagne contre la guerre et se lance maintenant de plus en plus dans toutes sortes de conflits. En janvier 2020, j'ai eu une conversation avec le président Trump sur une guerre contre l'Iran. Pour le contexte : ils avaient tué Soleimani, non pas sur le sol iranien, mais en Irak. Et c'était un général iranien.
More and more young people are against getting into wars. I mean, look, they just, in the interest of efficiency, change selective service from something you had to register manually, physically do, sign a card to an automatic process so that when you turn 18, you're already registered for the draft. I think young people look at that and say, you know, I'm not so keen on this. Do you think they would bring back a draft? I mean, they can at any time. The reason we still have selective service, by the way, I would vote to disband it. But the reason we have it is so you can bring back the draft on a day's notice. So Trump ran on an anti-war platform and now he's increasingly just getting into all kinds of conflicts. In January of 2020, I had a conversation with President Trump about war with Iran. Now, to put this in context, they killed Soleimani, not on Iranian soil, but in Iraq. And he was an Iranian general.
Puis nous avions un drone qui volait là-bas, et ils l'ont abattu. Était-il au-dessus de l'Iran ou de la mer, je ne sais pas, nous ne le saurons peut-être jamais. Mais à ce moment-là, le président a menacé d'agir contre l'Iran pour cela. Et des membres de son cabinet l'y encourageaient. Nous avons donc eu un vote ici au Congrès en janvier 2020. Et le président a appris que j'allais voter contre la guerre. En gros, ce vote réaffirmait la Constitution : le pouvoir de faire la guerre appartient au Congrès. Il s'agissait de dire que le président Trump ne peut pas faire la guerre à l'Iran sans une loi du Congrès. Seuls trois républicains ont voté pour. Mais le président a appris que j'allais voter pour. Alors il m'a appelé pour me faire rentrer dans le rang sur ce vote. Et il m'a dit : je suis plus anti-guerre que vous. Et j'ai répondu : en fait, c'est vrai. Vous n'avez pas commencé de guerre. Vous êtes le premier président à ne pas avoir commencé de guerre.
And then we had a drone flying over there and they shot it down. Now, whether it was over Iran or over the water, I don't know, maybe we'll never know. But at that point, the president threatened to take action against Iran for that. And he was being encouraged to do so by members of his cabinet. So we had a vote here in Congress in January of 2020. And the president heard that I was going to vote for no war. Basically, the vote was a restatement of the Constitution and that war powers resided in Congress. It was to say that President Trump cannot go to war with Iran without an act of Congress. There were only three Republicans who voted for that. But the president heard that I was going to vote for it. So he called me up to whip me on this vote. And he said, I'm more anti-war than you are. And I said, well, in fact, you are. You've not started a war. You're the first president that hasn't started a war.
Rappelez-vous, c'était sa quatrième année de mandat, 2020. Vous êtes le premier président à ne pas avoir commencé de guerre depuis que j'ai le droit de vote, à 18 ans. Et il a dit : je suppose que vous avez raison. Merci de le dire. Et son argument était que si nous ne restreignions pas sa capacité à faire cliqueter les sabres et à menacer de guerre, il pourrait bluffer l'Iran pour obtenir ce qu'il voulait et ainsi éviter la guerre. Et j'ai dit : ça marcherait très bien, sauf s'ils voient votre bluff. Et alors nous vous avons donné le pouvoir de déclarer la guerre sans le Congrès. Et vous êtes obligé de faire la guerre. Si votre intention était de bluffer, vous êtes maintenant obligé de faire la guerre. Et ce jour-là, il ne m'a pas convaincu. J'ai voté pour la résolution qui réaffirmait la Constitution, selon laquelle il faut passer par le Congrès si l'on veut une guerre contre l'Iran. Heureusement, cette guerre n'a pas eu lieu. Mais nous voilà dans son second mandat.
Now, remember this was his fourth year in office, 2020. You're the first president that hasn't started a war that I could have voted for since I was 18. And he said, I guess you're right. Thank you for saying that. And his argument to me was that if we didn't constrict his ability to rattle the sabers and threaten war, that he could bluff Iran into doing what he wanted and therefore avoid war. And I said, well, that would work just fine unless they call your bluff. And then now we've given you the power to declare war without Congress's involvement. And you're obligated to war. If your intention was to bluff, now you're obligated to war. And that day he didn't convince me. I did vote for the resolution that restated the Constitution that says you've got to come to Congress if you want to have a war with Iran. Now, fortunately, that war did not happen. But here we are in his second term.
Et je pense que sa première erreur a peut- être été de nommer Marco Rubio secrétaire d'État. Sa deuxième erreur serait d'avoir laissé Lindsey Graham monter si souvent dans cet avion, à lui murmurer à l'oreille. Et enfin, la plus grande erreur est peut-être de laisser Israël contrôler une trop grande part de sa politique. C'était peut-être une erreur d'accepter 200 millions de dollars de Miriam Adelson, ce qui, je pense, l'a largement prédisposé à écouter les intérêts d'Israël plutôt que ceux de l'Amérique concernant la guerre avec l'Iran. Alors, quelle est votre position sur la guerre contre l'Iran ? Cette guerre sert-elle un intérêt stratégique des États-Unis ? La guerre contre l'Iran sert un objectif stratégique, mais pas pour les États-Unis. Elle sert Israël. L'été dernier, lors des frappes qui ont été très brèves, l'argument public était que nous détruisions leurs capacités nucléaires.
And I think his first mistake may have been making Marco Rubio Secretary of State. And then his second mistake would be letting Lindsey Graham on that airplane so many times, whispering in his ear. And then finally, it may be the biggest mistake is letting Israel control too much of his policy. Perhaps it was taking $200 million from Miriam Adelson that was a mistake that I think led largely to him being predisposed to listening to Israel's interest over America's interest with regard to war with Iran. So what's your position on the war with Iran? I mean, does this war serve any strategic interest for the United States? The war with Iran serves a strategic purpose, but not for the United States. It's for Israel. Last summer, when there was the strikes that lasted very briefly, the public argument was that we were taking out their nuclear capability.
Puis nous avons déclaré les avoir anéanties et les avoir fait reculer de plusieurs années. Mais près de six mois plus tard, il fallait à nouveau anéantir leurs capacités nucléaires. C'est du moins ce qu'on nous a dit. Cet argument s'use. La vraie raison pour laquelle nous avons mené ces frappes contre l'Iran, c'est qu'ils accumulaient suffisamment de missiles conventionnels, pas des missiles nucléaires, mais des missiles conventionnels. Israël avait calculé, et peut-être nos propres services de renseignement, qu'ils pourraient submerger la défense antimissile d'Israël simplement en les tirant, par la seule production, la production de masse de ces missiles. Je crois que c'était une tentative de réduire les stocks de missiles conventionnels de moyenne portée en Iran, pour qu'ils ne puissent pas submerger Israël. C'était un calcul d'Israël, puis une décision de l'aider à réduire ces stocks.
And then we declared that we had obliterated it and set them back years. But nearly six months later, it was necessary again to obliterate their nuclear capability. Or so we were told. That argument's getting old. The real reason that we conducted those strikes on Iran is because they were building up enough conventional missiles, not nuclear missiles, but conventional missiles. Israel had calculated, and perhaps our own intelligence, that they could overwhelm Israel's missile defense by just shooting them, by mere production, mass production of these missiles. I believe it was an effort to reduce the stockpiles of conventional, medium-range missiles in Iran so that they couldn't overwhelm Israel. It was a calculation made by Israel and then a decision to assist them in the task of reducing those inventories.
Et je pense que quelques mois plus tard, il y a eu de nouveaux renseignements, et Israël et les États-Unis ont compris qu'ils n'avaient pas vraiment – capacité nucléaire mise à part, elle est peut-être encore enfouie quelque part dans une montagne et ils n'ont qu'à la déterrer après le premier bombardement –, mais cela mis à part, je pense qu'ils ont conclu : oh, nous n'avons pas vraiment épuisé assez de missiles conventionnels à ogives conventionnelles de moyenne portée pour éliminer complètement la menace iranienne pour Israël. Oui, et comment pensez-vous que la guerre se passe maintenant ? Je suis content qu'elle ait ralenti, mais elle a donné à Israël un prétexte pour dévaster le sud du Liban. Et il y a une sorte de cessez-le-feu. On ne voit pas autant d'action ces jours-ci. Mais le détroit est toujours restreint.
And I think what happened is a few months later, there was more intelligence, and Israel and the United States realized they hadn't really, the nuclear capability notwithstanding, maybe it's still buried in a mountain somewhere, and they just have to dig it out from the first bombing. But that notwithstanding, I think what they decided was, oh, we didn't actually deplete enough conventional missiles with conventional warheads in medium-range to eliminate the threat of Iran completely from Israel. Yeah, I mean, how do you think the war is going now? I mean, I'm glad that it slowed down, but it's given Israel an excuse to decimate southern Lebanon. And so there is somewhat of a ceasefire. You don't see as much happening these days. But the strait is still constricted.
Les flux n'y passent pas aux volumes habituels. Et je pense qu'Israël s'en est servi comme prétexte pour faire ressembler le sud du Liban à Gaza. Oui, parce que la façon dont Fox présente la guerre est complètement déconnectée de la situation militaire sur le terrain et des capacités de l'Iran. Ils disent : oh, maintenant on dit qu'il a détruit la moitié des missiles. Et ils disent que nous avons tout anéanti. Ou le chef, le président du Parlement Ghalibaf, dit : selon vous, nous avons été anéantis six fois. C'est complètement délirant. Peut-on rouvrir militairement le détroit si nous le voulons ? Même si l'on arrivait à un point où 95 % des navires traversent le détroit, avec une escorte militaire, et qu'on ne perdait qu'un navire sur 20, le coût de l'assurance pour faire passer un navire par ce détroit resterait probablement prohibitif.
The flows are not going through there at the regular amounts. And I think Israel has used it as an excuse to make southern Lebanon look like Gaza. Yeah, because the way Fox presents the war is just totally unhinged from a lot of the military situation on the ground with Iran's capability. I mean, they say, oh, now they're saying, oh, he took out half the missiles. And they're saying we decimated it. Or the chief, the parliament speaker Ghalibaf, he says, oh, we've been decimated six times according to you. It's just completely unhinged. I mean, can you militarily reopen the straits if we want to? I mean, even if you got to a point where you could get 95% of the ships through the straits, with military assistance, and you were only going to lose every 20th ship, the insurance costs to get a ship through those straits would still probably be cost prohibitive.
Vous perdez toute votre cargaison, même si ce n'est que 5 % du temps, c'est encore un risque trop grand. Je pense donc que ce sera difficile sans la coopération de l'Iran. Je ne vois pas comment le faire sans l'autorisation de l'Iran ou sans la coopération de l'Iran. Je ne pense pas qu'on puisse forcer l'ouverture, à moins de bombarder littéralement l'Iran jusqu'à l'âge de pierre. On pourrait arriver à 95 %, peut-être même 98 % des navires qui passent. Mais si un sur 20 ou un sur 50 explose, on ne l'a pas vraiment ouvert en toute sécurité. Et la seule façon d'y arriver, c'est un accord avec l'Iran, je pense, ou l'anéantissement complet du pays. Les guerres sont plus faciles à commencer qu'à terminer, surtout pour un pays comme l'Amérique, où, pour empêcher la prochaine guerre, il faut montrer qu'on a dominé dans cette situation.
You're losing your entire cargo, even if it's only 5% of the time, it's still too big of a risk. So I think it's going to be hard to do it without cooperation from Iran. I don't see how you do it without permission from Iran or without cooperation from Iran. I don't think you can force it to be opened, unless you literally bomb Iran back to the Stone Ages. You could get to 95%, maybe even 98% of the ships get through. But if one in 20 or one in 50 get blown up, you haven't really opened it safely. And the only way to do that is with an agreement with Iran, I think, or just completely obliterating the country. Wars are easier to start than they are to end, especially for a country like America, where to prevent the next war, you have to show that you dominated in this situation.
Il faut en sortir avec sa crédibilité intacte et convaincre au moins une partie du monde ou la majeure partie du monde que l'exercice a été utile, ce qui est difficile. Et c'est pourquoi il est si difficile de sortir d'une guerre. À quoi ressemblerait une victoire ? La victoire, ce serait de ne jamais avoir commencé. La deuxième meilleure chose serait d'y mettre fin rapidement. Ce n'est peut-être pas le mieux pour les industriels de l'armement, mais ce serait le mieux pour nous. Et je ne pense pas qu'on arrivera à la paix sans réunir les trois parties en guerre à la même table en même temps. Je vois toutes ces réunions bilatérales, mais ça ne marchera pas quand on a une guerre à trois. On ne peut pas envoyer le vice-président rencontrer l'Iran et un autre pays sans qu'Israël soit présent. Toutes les parties doivent donc être d'accord pour une trêve.
You have to come away with your integrity and at least convince some part of the world or most of the world that it was productive exercise for you, which is hard to do. And so that's why it's hard to get out of a war. What would winning look like? Winning would look like never having started. The second best thing would be to end it quickly. That might not be the best thing for the military contractors, but that would be the best thing for us. And I don't think you're going to get to peace without having the three people at war at the table at the same time. I see all of these bilateral meetings, but that's not going to work when you have a trilateral war. You can't have the vice president go meet with Iran and some other country and not have Israel there. So all the parties have to be in agreement to have a truce.
Je pense qu'il sera difficile d'amener Israël à accepter de mettre fin à cette guerre, car la fréquence des missiles venant d'Iran a maintenant diminué. Je pense qu'Israël a probablement calculé qu'il a intérêt à ce que ça continue. Ils ont carte blanche pour attaquer le Liban. Les gens n'y prêtent pas attention en ce moment. Les gens ont oublié ce qu'ils font à Gaza. Et au grand détriment du contribuable américain, c'est nous qui supportons maintenant l'essentiel du coût de la guerre contre l'Iran. Nous usons donc les capacités de l'Iran, mais avec notre propre équipement et en épuisant nos propres stocks. C'est donc un arrangement très asymétrique. Et je crains qu'Israël ne veuille pas que la guerre se termine, pas complètement. Craignez-vous leurs visions messianiques de cette guerre mondiale, ou que cela continue indéfiniment ?
I think it's going to be hard to get Israel to agree to end this war because now the frequency of missiles from Iran has slowed down. I think Israel probably has calculated it's in their interest to keep this going. They've got carte blanche to attack Lebanon. People aren't paying attention to that now. The people have forgotten about what they're doing in Gaza. And much to the detriment of the American taxpayer, we are now taking the brunt of the cost of the war with Iran. And so we're grinding down the capability of Iran, but using our own equipment and depleting our own stockpiles to do it. And so it's a very asymmetric arrangement. And I'm concerned that Israel doesn't want the war to end, not completely. You're concerned about their messianic views of this world war or that this just keep going on and on with this?
Eh bien, je ne pense pas que Netanyahou soit particulièrement religieux. Je ne pense donc pas qu'il ait une sorte de… Je suis sûr que pour lui, c'est Israël d'abord. Je suis sûr que pour lui, cela signifie la domination juive sur Israël et sur toutes les terres qui s'y trouvent et à côté. Mais je ne pense pas qu'il soit un fanatique religieux. Pensez-vous que les dossiers Epstein aient motivé les États-Unis à déclencher la guerre contre l'Iran ? C'est difficile à dire. Je peux vous dire ceci. Je ne pense pas qu'ils se soient assis dans la salle de crise de la Maison-Blanche en disant : il faut déclencher une guerre pour étouffer ces dossiers Epstein. Je ne pense pas que ce soit ce qui s'est passé. Mais est-ce que c'est dans un coin de la tête de quelqu'un quand il prend des décisions par ailleurs mûrement calculées ? Tout ce qui implique des humains a une dimension humaine.
Well, I don't think Netanyahu is particularly religious. So I don't think he's got any sort of... I'm sure he's Israel first. I'm sure for him that's Jewish domination of Israel and all of the land in and next to it. But I don't think he's particularly a religious fanatic. Do you think the Epstein files were a motivation for the US to start the Iran war? It's hard. I can tell you this. I don't think they sat over in the situation room at the White House and said that we're going to have to start a war to cover up these Epstein files. I don't think that's what's happened. Now, is it in the back of somebody's mind when they're making other wise calculated decisions? There's a human element to everything that's got a human involved.
Et cela a eu cet effet. Je ne dis pas qu'ils l'ont fait pour cette raison. Ils ont peut-être été influencés. Je ne pense pas qu'ils l'aient calculé. Mais cela a eu pour effet de détourner l'attention des dossiers Epstein. Pouvez-vous décrire vos efforts pour faire publier les dossiers Epstein ? Ont-ils réussi ? Les efforts pour publier les dossiers Epstein ont été extrêmement fructueux. Honnêtement, ils ont dépassé mes attentes, au moins sur un plan. Le volume d'informations que nous avons reçu et les choses que nous avons découvertes dépassent tout ce que j'aurais pu imaginer. Mais je n'aurais pas espéré en arriver là sans aucune inculpation ni enquête. C'est donc un succès dans le sens où beaucoup d'informations ont été publiées. Nous avons appris beaucoup de choses. Mais ce n'est pas encore un succès dans le sens où personne dans ce pays n'a été tenu responsable. On voit une certaine responsabilité dans d'autres pays.
And it has had the effect. I'm not saying they did it for this reason. They may have been influenced. I don't think they calculated it. But it has had the effect of taking attention away from the Epstein files. Can you describe your efforts to release the Epstein files? Has it been successful? The effort to release the Epstein files has been extremely successful. Honestly, it exceeded my expectations in at least one dimension. The volume of information that we've received and the things we've found out about are more than I could have imagined. But I wouldn't have hoped that we'd get to this point and not had any indictments or investigations. So it's been successful in the sense that it's released a lot of information. We've learned a lot of things. But it's not been successful yet in the sense that anybody in this country has been held accountable. We see some accountability in other countries.
L'ancien Premier ministre de Norvège, l'ambassadeur britannique aux États-Unis, le prince Andrew, un ministre français de la Culture : tous ces gens n'ont pas seulement perdu leur poste ou leurs titres. Ils ont été arrêtés, inculpés ou perquisitionnés. Il y a donc des comptes à rendre là-bas. Ici, il n'y en a pas eu. Je pense que pour passer à l'étape suivante, il faudra un autre directeur du FBI et un autre ministre de la Justice. Cela arrivera-t-il sous cette administration ? Je l'espère, mais je n'en suis pas sûr. Voyez-vous, Kash Patel a déjà dit à la commission judiciaire du Sénat, et il m'a dit personnellement, en tant que membre de la commission judiciaire, lors d'une audition où il avait juré de dire la vérité, qu'il n'y a absolument aucune preuve dans ces dossiers d'autres complices que Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell. Il devra donc soit plaider l'ignorance quand nous commencerons à enquêter et à inculper les personnes impliquées dans ces dossiers, soit il a commis un parjure devant le Congrès.
I mean, the former prime minister of Norway, the British ambassador to the United States, Prince Andrew, French minister of culture, all of these folks haven't just lost their jobs or titles. They've been arrested or indicted or raided. And so there is accountability over there. There's not been accountability here. I think to get to the next step, you're going to need another FBI director and another attorney general. Will that happen during this administration? I hope so, but I'm not sure that it will. You see, Kash Patel has already told the Judiciary Committee in the Senate, and he's told me personally as a member of the Judiciary Committee in a hearing that he was sworn to tell the truth that there's no evidence whatsoever in these files of any co-conspirators beside Jeffrey Epstein and Ghislaine Maxwell. And so he's either got to claim ignorance when we start investigating and indicting the people who are implicated in these files, or he's committed perjury to Congress.
Je ne pense donc pas qu'on l'amènera à dire l'une ou l'autre de ces deux choses. Il faudra probablement un autre directeur du FBI pour l'étape suivante et probablement un autre ministre de la Justice, car oui, Pam Bondi est partie, mais c'est de toute façon toujours Todd Blanche qui dirigeait la production des documents Epstein. Vous n'obtiendrez donc pas de réponse là, mais voici la bonne nouvelle. La manière dont la divulgation des dossiers Epstein a été obtenue est sans précédent. Elle a été obtenue par la loi. Tout le reste de ce qui a été découvert, que ce soient les frasques de Bill Clinton ou l'Irangate ou le Watergate, ne l'a pas été par une loi. C'était par une assignation ou une enquête du Congrès en exercice. Et devinez quoi ? Quand ce Congrès prendra fin, les dossiers Epstein ne prendront pas fin. Quand cette commission de contrôle aura un autre président, cela n'aura aucune importance.
So I don't think you're going to get him to say either of those two outcomes. You'll probably need another FBI director to get to the next step and probably another attorney general because, yes, Pam Bondi is gone, but it was always Todd Blanche who was running the document production of the Epstein files anyway. So you're not going to get an answer there, but here's the good news. The way that the disclosure under the Epstein files was accomplished is unprecedented. It was done through law. Everything else that's been discovered, whether it's Bill Clinton's peccadillos or whether it's Iran Contra or whether it's Watergate, it wasn't done with a law. It was done with a subpoena or an investigation of a current Congress. Guess what? When this Congress expires, the Epstein files does not expire. When this oversight committee has another chairman, it doesn't matter.
Les dossiers Epstein existent toujours. L'Epstein Files Transparency Act existe toujours. Pourquoi ? Parce qu'il a été adopté par les deux chambres, présenté au président et promulgué. L'Epstein Files Transparency Act s'impose donc au ministre de la Justice dans des années, dans dix ans. Je ne peux pas vous dire qui sera ministre de la Justice dans dix ans, mais je peux vous dire ceci : à moins que l'Epstein Files Transparency Act ne soit abrogé, ce ministre pourrait être pénalement responsable de ne pas publier quoi que ce soit dans ce ministère qu'il ou elle découvrirait et qui aurait un rapport avec Epstein. Je pense donc qu'on finira par obtenir la totalité. Oui, je l'espère. Et avez-vous reçu des menaces pour votre travail sur les dossiers Epstein ? Je n'ai reçu aucune menace, à moins de compter les 15 millions de dollars dépensés contre moi ces derniers mois pour m'évincer du Congrès.
The Epstein files still exist. The Epstein Files Transparency Act still exists. Why is that? Because it passed both chambers and was presented to the president and signed into law. So the Epstein Files Transparency Act is incumbent on attorney general years from now, a decade from now. I can't tell you who's going to be the attorney general 10 years from now, but I can tell you this. Unless the Epstein files Transparency Act is repealed, that attorney general could be criminally liable for not releasing anything in that department that he or she comes across that has anything to do with Epstein. So I do think you'll eventually get the full production. Yeah, I hope so. And have you received any threats over your work on the Epstein files? I haven't received any threats unless you count $15 million spent against me in the last few months to get me out of Congress.
Politiquement, seule mon existence politique a été menacée jusqu'ici pour avoir révélé ces dossiers. D'accord. Et comment décririez-vous la bataille que vous menez pour votre siège ? Est-elle tendue ? Je suis dans la primaire la plus chère des États-Unis en ce moment, sur les 435 sièges. Et aucun sortant n'est contesté comme je le suis maintenant. Au final, je pense qu'ils auront dépensé 15 millions de dollars contre moi. Je vais moi-même lever et dépenser beaucoup d'argent pour défendre mon siège. Mais voici ce qui est intéressant. Le président voudrait vous faire croire que je suis contesté en primaire parce que j'ai voté contre ses grands projets de dépenses. Mais en réalité, plus de 95 % de ces 15 millions dépensés contre moi passent par l'AIPAC, la Republican Jewish Coalition ou Christians United for Israel, qui sont en gros des ailes du même oiseau, ou par Miriam Adelson, citoyenne israélienne qui a acquis la nationalité américaine.
Politically, only my political existence so far has been threatened for exposing these files. Okay. And yeah, how can you describe the battle you're in now for your seat? Or how is it tense? So I'm in the most expensive congressional primary in the United States right now, of the 435 seats. And no incumbent is being challenged like I am being challenged now. I've had, when it's all said and done, I think they will have spent $15 million against me. Now I'll raise and spend a lot of money myself trying to defend my seat. But here's what's interesting. The president would have you think that I'm being primaried because I voted against his signature spending bills. But the reality is over 95% of the money of that $15 million that's being spent against me has come through AIPAC, the Republican Jewish Coalition, or Christians United for Israel, which is basically a wing of the same bird of those organizations, or Miriam Adelson, who's a citizen of Israel who acquired American citizenship.
Paul Singer, qui d'ailleurs n'est pas seulement un grand admirateur d'Israël. Il possède maintenant Citgo, achetée pour une bouchée de pain. C'était l'ancienne compagnie pétrolière nationalisée, d'essence, de quel pays ? Le Venezuela. Il l'a achetée pour une bouchée de pain, et il n'était même pas le plus offrant, quelques semaines à peine, deux ou trois semaines avant que nous envahissions le Venezuela. Donc tout l'argent, 95 % selon mon estimation, pratiquement tout l'argent dépensé contre moi, est motivé par le lobby israélien et/ou la part que représente Paul Singer, à savoir des intérêts israéliens et vénézuéliens. Comment qualifieriez-vous la relation entre les États-Unis et Israël ? Je pense qu'Israël se sert de nous. C'est une relation très asymétrique. J'ai remarqué qu'Israël a beaucoup de lobbyistes ici, à Washington.
Paul Singer, who incidentally is not just a big fan of Israel. He owns Citgo now, bought it for pennies on the dollar. That was the formerly nationalized oil company, gasoline company of where? Venezuela. He bought it for pennies on the dollar and he wasn't even the highest bidder just weeks, a few couple weeks before we invaded Venezuela. So all of the money, 95% of it I estimate, which is practically all of the money being spent against me, is motivated by the Israeli lobby and or the portion that Paul Singer represents, which is Israeli and Venezuelan interests. So how would you characterize the U.S.-Israel relationship? I think Israel is using us. I think it's a very asymmetric relationship. I noticed that Israel has a lot of lobbyists here in Washington, D.C.
Si c'est notre meilleur allié, pourquoi a-t- il besoin d'autant de lobbyistes ? Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste de Grande-Bretagne. Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste du Canada. Je n'ai jamais rencontré ici de lobbyiste d'Australie. Pourquoi l'un de vos alliés les plus proches et les plus solides devrait-il faire pression sur chaque membre du Congrès et s'impliquer dans nos élections à la Chambre et au Sénat si la relation était réciproque et bonne pour les deux ? Je pense que notre engagement au Moyen-Orient nous fait plus de mal que de bien, et que cette politique est dictée par Israël plus que par tout autre pays. Notre relation avec Israël est une sorte d'OTAN à deux pays, dont l'un compte moins de 10 millions d'habitants et l'autre plus de 350 millions.
If they're our best ally, why do they need so many lobbyists? I've never met a lobbyist here from Great Britain. I've never met a lobbyist here from Canada. I've never met a lobbyist here from Australia. Why would one of your closest and strongest allies need to lobby every member of Congress and get involved in our congressional and Senate races if the relationship with them was bilateral and good for both? I think we get more harm than good from our involvement in the Middle East and that policy is driven more by Israel than any other country. Our relationship with Israel is kind of like a NATO with only two countries and one of the countries has less than 10 million people and the other country has over 350 million people.
Ils ne sont pas tenus de nous défendre, mais nous sommes tenus de les défendre. C'est la pire forme d'OTAN. La pire forme de traité qui soit. Pendant tout le temps où j'ai siégé au Congrès, nous leur avons versé un montant de base de 3,8 milliards de dollars par an. Quand l'AIPAC faisait pression sur moi à ce sujet, ils disaient : ne vous inquiétez pas, nous dépensons tout chez Lockheed Martin et Raytheon et dans votre complexe militaro-industriel, vous récupérez donc tout l'argent. Le problème, c'est que certains actionnaires de ces entreprises en récupèrent peut-être une grande partie, mais le peuple américain ne le récupère pas. Ce sont les impôts qui partent en Israël. Ils passent peut-être au passage par une entreprise de défense ici aux États-Unis, et finissent par être réduits en miettes. Je pense qu'Israël est capable de se défendre sans le soutien américain, mais il est bien plus coûteux et dangereux de devenir l'agresseur et de déclencher des guerres.
They're not obligated to our defense, but we're obligated to their defense. It's like the worst form of NATO. It's the worst form of any kind of treaty. We have been giving them for the entire time I've been in Congress a baseline of $3.8 billion a year. When AIPAC used to lobby me about this, they would say, well, don't be concerned. We're spending it all on Lockheed Martin and Raytheon and your military-industrial complex, so you're getting all the money back. The problem is maybe some stockholders in those companies are getting a lot of it back, but the American people aren't getting it back. It's the tax dollars that are going to Israel. They may go through a military-industrial complex company here in the United States on the way and then it eventually ends up getting blown up. I think Israel is capable of defending itself without American backing, but it's a lot more expensive and dangerous to become the protagonist and to start wars.
Il est clair, je pense, pour tout observateur qu'ils ne pourraient pas avoir leur posture agressive envers un voisin ou quasi-voisin comme l'Iran sans le soutien des États-Unis. D'accord, très bien. Merci. Alors que le conflit Ukraine-Russie et le conflit israélien continuent de s'envenimer, les États-Unis risquent-ils de plus en plus d'entrer en conflit avec la Russie et la Chine ? Chaque conflit dans lequel nous sommes porte un risque d'escalade. Que ce soit en Ukraine – nous y sommes, guerre par procuration, nous y sommes co- belligérants. C'est pareil pour la guerre en Iran : vous l'avez vu, presque immédiatement, en quelques minutes, la guerre a gagné trois, quatre ou cinq autres pays proches de l'Iran où nous avions nos bases.
It's clear, I think, to any observer that they couldn't have their aggressive posture toward a neighbor or near neighbor like Iran without the backing of the United States. Okay, great. Thank you. As the Ukraine-Russia conflict and the Israel conflict continue to fester, is the U.S. increasingly at risk of getting into a conflict with Russia and China? Every conflict we are in carries the risk of escalation. Whether it's in Ukraine, we're there, war by proxy, we're an co-belligerent partner in that. The same goes with the war in Iran, which you noticed initially almost immediately within minutes. The war engulfed three or four or five other countries there near Iran that had our bases there.
Ça s'est intensifié très vite. Ça aurait peut-être dégénéré davantage si nous n'étions pas entrés dans cette accalmie. Je ne parlerai pas d'un cessez-le-feu complet, mais si nous n'en étions pas là et que nous pilonnions encore l'Iran, je pense qu'ils continueraient à riposter et à frapper nos installations dans la région, voire celles de nos alliés. Corrigez-moi si je me trompe, mais vous avez été le premier membre du Congrès à vous opposer à la guerre en Ukraine, non ? Je me suis opposé à la guerre en Ukraine avant qu'elle ne commence. Vous pouvez vérifier. En 2014, il y avait des résolutions du Congrès condamnant la Russie, prenant position sur l'Ukraine, des sanctions contre la Russie pour son comportement envers l'Ukraine. Tout cela se passait et je votais contre, parce que je soutenais que cela mènerait à la guerre. Faire cliqueter les sabres ne ferait que les encourager à faire de même.
It escalated very quickly. It may have escalated more if we hadn't got into this lull. I'm not going to call it a complete ceasefire, but if we weren't at this point and if we were still pounding Iran, I think they would still be striking out and hitting our assets in the region and possibly even our allies, like even the allies' assets. Correct me if I'm wrong, but you were the first congressman to oppose the Ukraine War, weren't you? I opposed the Ukraine War before it started. You can go back and look. In 2014, there were resolutions from Congress condemning Russia, taking positions into Ukraine, sanctions against Russia for their behavior toward Ukraine. All of these things were happening and I was voting against it because I argued that it would lead to war. To rattle the sabers would only encourage them to reciprocate.
Ils doivent préserver leur fierté nationale. L'information est mondiale. On ne peut pas l'ignorer. Leurs dirigeants doivent rester populaires pour rester au pouvoir. On ne peut pas encaisser ça sans réagir. Depuis que j'observe le Congrès s'exprimer sur l'Ukraine, je suis contre l'escalade, qui a fini par mener à la guerre. Quel est le risque que cela dégénère en véritable guerre mondiale, entraînant la Chine et la Russie ? Si le risque, chaque année d'un conflit entre l'Ukraine et la Russie, de le voir dégénérer en guerre thermonucléaire dans d'autres pays aussi est de 5 %, disons 1 sur 20, c'est un risque stupide à prendre, une chance sur 20 chaque année. Et si la guerre s'éternise 20 ans, la probabilité est assez élevée. C'est un peu comme les inondations. Quelle est la probabilité d'une inondation cette année ?
They have to keep their national pride. News is global. You can't ignore it. Their leaders, to stay popular, and be in power. You can't just take that sitting down. Since I've been observing Congress opining on Ukraine, I've been against the escalation, which eventually did lead to war. What's the risk this will escalate into a full-blown world war, drawing in China and Russia? If the risk in any given year during a conflict between Ukraine and Russia of having it escalate to thermonuclear war in other countries as well as those countries is 5%, let's say 1 in 20, that's a stupid risk to take, a 1 in 20 chance every year. And then if the war drags on for 20 years, it's a pretty good odd. It's sort of like floods. What's the probability we're going to have a flood this year?
Eh bien, 1 sur 500, ça paraît rassurant. Vous n'aurez pas d'inondation, sauf l'année où vous l'avez, et là vous êtes anéanti. Voici ce que j'ai observé depuis que je suis au Congrès. Chaque fois que l'exécutif s'en tire en matière de guerre sans être interpellé par le législatif, il accumule ce pouvoir et ne le rend jamais. Si vous repensez à la guerre en Afghanistan et aux deux guerres d'Irak, le Congrès s'est réuni – nous n'avions pas de déclarations de guerre en bonne et due forme –, mais le Congrès s'est réuni, a voté et a autorisé ces opérations militaires. Nous avons dérivé au point que le président peut déclencher une guerre totale contre un pays souverain de 90 millions d'habitants sans que le Congrès ne cille. J'ai rédigé et déposé une résolution sur les pouvoirs de guerre que nous avons votée ici au Congrès.
Well, 1 in 500 sounds like pretty good odds. You're not going to have a flood unless it's that year you have the flood and then you're obliterated. Here's what I've observed since I've been in Congress. The executive branch, every time it gets away with something without being called out by the legislative branch in matters of war, it basically accumulates that power and never lets it go. So if you think back to the war in Afghanistan and both of the Iraq wars, Congress met, now we didn't have full-blown declarations of war, but Congress did meet and vote and authorized those military activities. We've drifted to the point now where the president can start a full-blown war with a sovereign country of 90 million people and Congress doesn't even blink an eye. I've drafted and introduced a war powers resolution that we voted on here in Congress.
Et même si beaucoup de républicains avaient voté pour ne pas déclencher une nouvelle guerre ou pour respecter les pouvoirs de guerre du Congrès face à l'exécutif, un seul collègue républicain a voté avec moi pour cette résolution. Le Congrès ne veut assumer la responsabilité de rien. Et si nous avions un vote clair, pour ou contre, sur une attaque de l'Iran ou une guerre prolongée avec l'Iran, alors le Congrès serait responsable. Mais il n'en découle pas que le Congrès a les mains propres, car même si nous avons échappé à nos responsabilités en évitant un vote transparent sur la question, nous finançons toujours ces guerres. Et il est vrai que la guerre continue parce que le Congrès le veut. Bien sûr, il est un peu plus difficile d'arrêter une guerre déjà commencée en coupant les fonds, car on vous accuse alors de ne pas soutenir l'effort et d'être antipatriotique. Nous devrions donc vraiment avoir des votes séparés des votes budgétaires, où nous débattons des objectifs et pas seulement du coût.
And even though many Republicans voted on not starting another war or respecting the war powers of Congress over the executive branch, I only had one Republican colleague who voted with me on that resolution. Congress doesn't want to take accountability for anything. And if we had an up-or-down vote on whether to attack Iran or whether to be involved in a sustained war with Iran, then Congress would be accountable. But it's not true from that that Congress has clean hands because even if we've avoided accountability by having a transparent vote on the matter at hand, we're still funding these wars. And it is true that the war is going on because Congress wants it to. Now, it's a little bit harder to stop a war once it starts by withholding funding because then you get blamed for not supporting an effort and being unpatriotic. So we really should have the votes that are separate from the spending votes where we debate the objectives and not just the cost.
Les États-Unis risquent-ils de semer les germes de leur propre chute en multipliant les conflits ? Je pense que l'Amérique court deux risques en s'engageant dans davantage de guerres. Le premier risque, c'est l'effondrement financier. Vous savez, je porte un badge de la dette au revers pour rappeler à mes collègues à quel point le budget va mal. Et la guerre, la guerre en Iran, ils ont déjà admis qu'elle a coûté 25 milliards de dollars. En réalité, c'est probablement trois fois plus. Peut-être 75 milliards de dollars. Si l'on compte les bases et l'équipement détruits, sans les opérations en cours. Et si l'on compte aussi les missiles que nous allons réapprovisionner. Nous savons que nous finirons par tous les réapprovisionner pour Israël gratuitement. Les guerres, constantes, sans fin, sont donc économiquement intenables.
Does the U.S. risk sowing the seeds of its own downfall engaging in this many conflicts? I think America runs two risks by engaging in more wars. The first risk we run is financial collapse. You know, I wear a debt badge on my lapel here to remind my colleagues about how poorly we're doing with the budget. And the war, the war in Iran, they've already admitted it's cost $25 billion. Now, the reality is it's probably three times that. Maybe $75 billion has been the cost. If you count the bases and the equipment that's been destroyed, not the ongoing operations of it. And we also account for the missiles that we're going to replenish. We know we're eventually going to replenish all those for Israel at no cost. So the wars, constant wars, forever wars are unsustainable economically.
Même si l'on trouve encore ici des gens pour dire que la guerre est bonne pour l'économie parce qu'il faut construire plus d'équipement. Il y a un autre danger : nous mettons de plus en plus le monde en colère contre nous. Nous perdons l'autorité morale pour être, en somme, la superpuissance de la planète. Pour détenir moralement cette autorité, il faut être bienveillant, il faut être juste, il faut être moral. Et certaines choses que nous avons faites ou menacé de faire semblent franchir cette ligne. Vous savez, quand on bombarde des infrastructures civiles ou qu'on menace de le faire. Ou quand on fournit à Israël l'équipement militaire pour raser complètement Gaza. Et quand on voit nos dirigeants écrire des messages sur les bombes comme si c'était mignon ou un dessin animé.
Even though you'll still find people who make arguments here, that war is good for the economy because we got to build more equipment. There's another hazard that we run and that is we're pissing off more and more of the world. We're losing the moral authority to basically be the superpower of the globe. In order to morally hold that authority, you have to be benevolent, you have to be fair, you have to be moral. And some of the things that we've done or threatened to do seem to cross that line. You know, when you go in and you bomb civilian infrastructure or threaten to do it. Or when you provide the military equipment to Israel to just completely flatten Gaza. And you see our leaders over there writing epitaphs on the bombs as if it's cute or cartoony.
Je pense qu'on perd son autorité morale. Et le juge de cela – on pourrait dire qu'il y aura une Cour mondiale, les Nations unies ou autre. Non, honnêtement, c'est la conscience du reste du monde qui observe cela. Et je pense que nous ferions bien d'en tenir compte dans notre politique étrangère. Elle devrait être, selon moi, ce que j'ai appris au catéchisme : traite les autres comme tu voudrais être traité. Et ce n'est pas ce que nous faisons en ce moment.
I think you lose your moral authority. And the judge of that, you could say, well, there's going to be some World Court or some United Nations or whatever. No, honestly, it's the conscience of the rest of the world that's observing that. And I think we do well to follow our foreign policy. I say should be what I learned in Sunday school, which is do unto others as you would have them do unto you. And we're not doing that right now.
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